Comme je vous l’ai annoncé il y a quelques temps, le pont du 8 mai a été l’occasion d’un road trip de près de 1000 kms à cheval entre l’Allemagne et son fameux EuropaPark et Strasbourg, le tout en excellente compagnie (pensée émue et grosse vague de nostalgie, *ressaisis toi Sevrynn voyons ! *).

Bref le départ s’effectue vers 9h30 du matin, le dimanche 6 Mai (devoir électoral réalisé), avec en perspective environ 5h de route que je prends plaisir à réaliser. Enfin! depuis les USA je n’avais plus fait de longues distances sans interruption en voiture et ça me manquait sévère. Jerem’ n’aura droit de toucher le volant qu’une fois à Stras’, en effet,  je déteste rouler en ville il n’y a que des barges.

Les paysages verdoyants accompagnés de leur lot de cours d’eau défilent sous nos yeux et nous passons une quantité hallucinante de départements, surtout à un moment nous en enchainons 3 en même pas un kilomètre (les joies de la découpe géographique des départements). Partis de Lyon, donc du Rhône, nous passons par l’Ain, la Saône et Loire, le Jura, le Doubs, le territoire de Belfort, le Haut-Rhin pour enfin arriver au terme de notre première étape, Strasbourg qui se situe dans le Bas Rhin (pfiou rien que ça).

Nous arrivons les premiers sur Strasbourg, après un échange express de conducteur sur le bas côté de la route à Strasbourg (non non je ne suis pas du tout du genre à paniquer en ville, du tout *hum*), nous trouvons enfin notre point de chute (après avoir tourné trois fois autour du pâté de maison) et posons donc la voiture au parking (payant en centre ville bien sûr) le plus proche. Un petit coup de repérage d’hôtel plus loin, il est temps de partir à la découverte de Strasbourg histoire de ne pas faire le pied de grue pendant 2h le temps d’attendre les retardataires. Nous partons nez au vent dans la ville ne connaissant pas du tout Strasbourg. Nous commençons par le monument le plus proche de notre hôtel (juste en face en fait) : La Cathédrale Notre Dame de Strasbourg.

Cette cathédrale est tout simplement majestueuse et imposante, la seconde plus haute de France avec ses 142,1 m après celle de Rouen. Liebfrauenmünster zu Straßburg de son petit nom allemand vaut la peine d’être vu également de l’intérieur (ce qu’on a fait plus tard dans l’après-midi) où l’on ne peut que faire un « ouah » (mais silencieux, lieu de culte oblige). Bref un très très beau site. Nous longeons celle-ci pour nous perdre un peu dans la vieille ville et le long de l’Ill le cours d’eau qui la traverse.

Très fan de l’architecture alsacienne, (nous avions été il y a deux ans à Colmar avant un premier séjour à Europa Park) mes yeux ne savent plus où se poser avec ces magnifiques bâtisses colorées aux façades couvertes de bois (me demandez pas les mots exacts que je ne connais point) et leurs rues pavées (sans parler de leurs escaliers de bois hypers raides qui à défaut de donner le vertige peuvent juste filer le tournis). Après une trentaine de minutes à parcourir au pif la ville, nous remontons sur l’hôtel (enfin nous essayons de le retrouver, heureusement qu’il est en face du point culminant de la ville) pour rejoindre nos compagnons de séjour. Une fois la chambre récupérée (critique de l’hôtel en fin d’article), nous allons prendre un bateau mouche histoire de jouer notre rôle de touristes dans sa grande splendeur. Nous avons bien fait, vue la radée qu’on s’est prise. La ballade dure un peu plus d’une heure et passe au gré de l’eau par la petite France quartier très connu de Strasbourg (très joli et qui était juste le lieu d’enfermement ancestral des gens malades brrr), de ponts et de bâtisses où l’on torturait des gens (ben dis donc sont pas tendres entre eux dans ce coin brrr bis), puis une fois une écluse passé nous passons du « Vieux Strasbourg » et ses jolies bâtisses au « Nouveau Strasbourg » et ses bâtisses de verres hyper modernes (attention le choc visuel) pour son quartier hébergeant certaines institutions Européennes. Personnellement j’aime beaucoup les deux faces de la ville (le moderne a aussi son charme) mais sur le coup ça peut paraître super étrange. Histoire d’illustrer avant l’écluse on a ça :

Après l’écluse on a ça (photo non personnelle : http://www.mplusw.eu/2010/05/29/parlement-europeen/strasbourg-europe/):

La ballade nous permet d’apprendre énormément de choses sur la ville, fait que passé les grandes instances européennes et la seconde écluse, plus la pluie qui fait qu’on ne voit plus rien autour de nous, je commence sérieusement à piquer du nez. Fort heureusement nous arrivons enfin en fin de ballade. Nous sortons sous une pluie fine mais battante. Le temps de faire deux trois boutiques, de prendre un apéro très sympa dans une chambre et il est l’heure de partir changer la voiture de parking (moins cher) et partir à la découverte de la petite France et de ses restau’ locaux.

Nous parcourons celle-ci en long, en large et en travers, au début pour visiter et après pour trouver un restaurant que nous ne retrouverons jamais. Au bout de longues minutes (heures?) de ballade dans celle-ci et après une lonnnngue concertation nous nous dirigeons vers un restaurant typique de Strasbourg.

Le Baeckeoffe

Ce restaurant très chaleureux est donc situé dans la Petite France. Le serveur qui nous reçoit est super chaleureux et nous détaille son menu de A à Z, la carte étant composée de produits locaux (producteurs locaux), pas de congélation, tout du fait maison. Chouette ça s’annonce bien, surtout que le prix est peu élevé. Le menu s’élève à 20€ pour soit une 1/2 tarte flambée+choucroute+dessert (kougloff glacé ou fromage) soit un baeckeoffe + salade + dessert de la carte. Avec Jerem nous prenons un menu différent histoire de pouvoir tout gouter. Autant vous dire que la quantité amenée est énorme mais c’est tout simplement excellent au niveau du goût. Les aliments sont frais, la cuisson top (la viande de la choucroute est super tendre et la choucroute pas acide du tout), le baeckeoffe est à tomber. Pour la petite info le Baeckeoffe est un plat de viandes/pommes de terre/carottes cuites dans vin blanc et épices pendant de longues heures. Que dire du dessert, mousse au chocolat super bonne mais pas écœurante du tout et pour le kougloff glacé très bon mais avec une bonne dose d’alcool qui arrache… Après deux verres de pinot gris (bonne découverte), un apéro je suis plus à ça près (comment j’ai fait pour pas rouler sous la table ?). Bref une très bonne adresse que je recommande chaudement !

Avis : coup de cœur !

Remarque : serveurs hyper disponibles ne pas hésiter à poser des questions et carte top

Une fois bien calés, il est temps de rentrer sur l’hôtel. Le retour se fait tranquillement, à la nuit noire, nous rencontrons deux trois olibrius en chemin (oui parce que ce soir on fête l’élection d’un nouveau président on a presque failli l’oublier). Nous prenons congé de nos amis et il est temps de monter 4 étages pour rejoindre notre chambre de l’hôtel Cathédrale prendre quelques heures de repos avant le départ sur Europa Park.

Hôtel Cathédrale***

L’hôtel a un atout incontestable, sa superbe situation géographique et la disponibilité de son personnel. Ce sont hélas ses seuls points positifs. Commençons par la chambre. Quatrième étage, minuscule, et une seule fenêtre qui donne sur une verrière. Donc rien pour aérer si besoin est. Car justement là besoin en était, en effet ils ont un système de climatisation original, dans le sens où au 7 mai ils n’avaient pas encore fait le switch entre chauffage et climatisation. Donc notre chambre était tout simplement un four (merci la verrière et son effet de serre) et impossible à refroidir (pas de fenêtre donnant sur l’extérieur). Pas de possibilité de changer de chambre hôtel full.  La salle de bain est si minuscule qu’il faut enjamber les toilettes pour rentrer dans la douche. Fin bref nous lançons le ventilo et ouvrons la fenêtre (fait moins chaud sous la verrière que dans la chambre). Ça aurait pu ne pas être trop mal si à 6h du matin on avait pas entendu le vacarme de la cuisine et la mise en place du petit déjeuner avec son bruit de vaisselle associé. Bref peu d’heures de sommeil et un agacement certain. Nos amis ont été de la même façon aussi peu vernis, entre le manque d’isolation phonique vis à vis des chambres au dessus (heureusement nous étions au dernier), les pigeons sous les fenêtres extérieures, le bruit et chaleur. Bref hôtel à éviter si on veut passer une bonne nuit. Mais au vu des critiques sur le net toutes aussi positives les unes que les autres, nous ne pouvons pas tenir rigueur à notre super organisateur qui ne pouvait pas se douter une seule seconde tomber dans « ça ».

A venir : nos deux jours à EuropaPark

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