Nous avions quelques jours disponibles pour nous ces derniers temps, besoin de faire un break avant les concours. Du coup, en me baladant sur Easy Jet, je me rends compte que les avions en direction de la capitale Britanniques sont très bon marché. Ni une, ni deux, l’organisation d’un séjour direction Londres se met doucement en place. Ce sera ma seconde visite des lieux après un voyage scolaire en 3ème et première visite pour Jerem’.

* Transports & Hôtels

Vols

Dans un premier temps nous nous concentrons sur l’organisation des moyens de transport en lien étroit avec celle des hôtels.
Un mois avant le départ, je réserve nos deux Aller-retours direction Londres via Easy Jet. Pour 152€ pour deux avec une valise incluse en soute de 20kg, nous avons un Lyon-London Gatwick et un London Stansted-Lyon. La durée de chaque vol est d’environ d’1h30.

Transferts

Ces deux aéroports étant relativement éloignés du centre de Londres, plusieurs moyens de rejoindre la capitale sont existants. Trains, navette, taxi…
Nous passons par EasyBus le moyen de transport le moins onéreux. Il s’agit de navettes régulières qui relient les aéroports au centre de Londres pour un prix de départ de 2£/p (plus la réservation est effectuée tôt plus le prix est bas). Les navettes sont toutes les demi-heures environ et posent soit en centre ville (proche de Baker Street en Zone 1 ou en zone 2, à quelques arrêts de métro du centre historique de Londres). Il est préférable de prendre une navette qui passe au moins une heure après l’arrivée de l’avion, le temps de faire les démarches douanes et trouver l’arrêt de celles-ci et de pallier à un retard éventuel du vol. Sachant que si vous réservez une navette à 9h par exemple vous pouvez prendre une autre navette jusqu’à une heure avant ou après l’heure de réservation dans la limite de disponibilité des places du bus. Un seul  bagage de soute est autorisé par personne ainsi qu’un bagage à main. Un second entraîne un surcoût. La navette est un minibus, où l’espace disponible est utilisé au maximum. Du coup attention l’espace disponible pour les jambes est fortement réduit. Les grandes personnes devront se mettre sur les sièges donnant sur l’allée pour ne pas être dans une position trop inconfortable (faisant 1m75 mes jambes ne tenaient pas devant moi, je devais les caler dans l’allée). Les sièges sont pas hyper confortables mais les minibus sont en très bon état et les conducteurs très sympas, à donner un coup de main pour sortir les valises ou descendre du minibus.

Sur place

Le réseau londonien de transport est fortement développé. De nombreuses lignes de métros qui s’entrelacent sur trois niveau parfois sur une même station, des centaines de lignes de bus (première fois que je vois un tel défilé de bus au niveau de Picaddilly), des trains, des lignes de bateau sur la Tamise. Comme pour Paris, le réseau est divisé en zones concentriques de 1 la zone autour du centre Ville à la zone 6 la plus éloignée du centre. Les zones 1-2 pratiquent les tarifs les moins élevés de transport, et plus on s’éloigne plus c’est cher. Sur une même journée en semaine vous avez deux tarifs : on peak, en semaine avant 9h30 du matin et off peak après. En toute logique le « on peak » est plus cher que le « off peak » sans parler des transports bien plus blindés avant 9h30.

Bref énormément de choix, et l’offre au niveau des forfaits de transport est tout aussi foisonnante.
Quand vous débarquez à Londres en court séjour, deux solutions, soit vous prenez une Day Travel Card (1 jour off peak 7£, on peak 8,40£ (15£80 pour la zone 1-6) et 7 jours 29£30 pour les zones 1 à 2, jusqu’à 53£ pour la zone 1-6). Les avantages sont que vous pouvez utiliser tous les réseaux sur la zone choisie à volonté. Attention si vous payez une Day Travel Card off Peak par souci d’économie, ne prenez pas l’envie de passer une borne de métro avant 9h30 ça ne s’ouvrirait pas.

Pour ma part j’ai trouvé très pratique dès le départ de prendre une Oyster Card pay as you go. Cette petite carte bleue se prend au niveau des guichets de tous les métros, dans l’Eurostar et aux aéroports. On charge du montant voulu la carte (nous avions mis 30£ pour notre part sur chacune de nos cartes), on rajoute 5£ de caution et l’on paye en fonction de ce que l’on utilise comme transport. La carte huître (Oyster=Huître), permet un rabais d’au moins 50% sur le prix nominal du ticket de métro ou de bus. Un aller simple de métro débitera ainsi 2£ environ au lieu de 4£ (prix du ticket). Certains penseront qu’une journée à arpenter Londres en arpentant énormément le métro débitera la carte à vitesse grand V. Que nenni, l’Oyster card bloque au bout d’un moment. A partir du moment où vous atteignez le montant d’une Day Travel Card (7£ sur la zone 1-2 en off peak) vous ne dépensez plus un centime de plus, le reste s’effectue à l’œil. Le second avantage sympa est que si vous n’avez pas tout dépensé du crédit que vous avez mis sur la carte (sachant que vous pouvez le recharger également si vous vous retrouvez à sec), vous vous présentez à un guichet de métro, rendez la carte et on vous rembourse le crédit restant + la caution de 5£. Tout bénéf’! L’Oyster Card n’ayant pas de fin de validité vous pouvez également la conserver pour le prochain séjour à Londres avec tout le crédit restant dessus. Pour 4 jours, nous aurons au final utilisé 23£50 chacun de transports.
Pour plus d’informations ça se passe ici.

Passons à la partie la plus complexe d’un séjour à Londres… les hôtels !

Hôtels

Londres est une des villes les plus chères d’Europe en terme hôteliers, sans parler de la qualité d’hébergement qui peut être très très très variable.
Tout d’abord, il faut bien avoir en tête que la ville est très étendue. Alors certes vous trouverez des Ibis à 70€ la nuit de bonne qualité, mais en zone 4, voire 5, ce qui d’une augmente le temps de parcours en bus/métro (des fois une heure de métro ça refroidit bien avant les visites) et le coût de ceux-ci. Donc autant dire qu’on a vite abandonné l’idée. Vous trouverez en centre ville trois types de logement. Les hôtels beaux, bien placés, salle de bains privative, chambre grande… mais avec un prix par nuit juste inabordable (sauf si vous avez 300€ à mettre par nuit). Deuxième solution, les auberges de jeunesse, à douze par chambre, toilettes et salle de bains commune à 40€ par personne ou moins. Troisième solution les chambres « taudis » qui sont minuscules (juste de quoi mettre un lit), avec une salle de bains de 2m², au sous sol ou avec une fenêtre donnant sur une rue bruyante.. Le tout pour 100€… Non merci! Bref après des dizaines d’heures passées sur le net à essayer de trouver un bon plan, je débusque sur Booking un système de location de petits appartements en toute proche banlieue (zone 2, à quelques pas du métro, ligne de bus au pied de l’hôtel) du côté d’Abbey Road (vous savez la pochette des Beatles). Moins de 100€ la nuit avec une mini cuisine à disposition dans la chambre, nettoyage de chambre tous les jours… Bref de prime abord un bon plan… A voir sur place 🙂

Les soucis de « métro/dodo » résolus, il était temps de mettre en place un planning de visite..

* Découverte de la ville

Londres est juste une ville immense où il y a des dizaines de choses à faire, et autant dire qu’en quatre jours c’est juste impossible de tout faire. Donc autant sélectionner deux trois points de passage obligés et se laisser guider par nos envies le jour venu.
La période de notre visite se situe à un moment idéal. En effet de Juillet à Septembre, tant soit le Parlement que la Reine et sa suite sont en congés. Du coup il est possible de visiter à la fois Buckingham Palace et les Houses of Parliament (pas gratuitement, faut pas pousser). Les autres endroits mythiques à voir (pour moi) sur Londres sont également la Tour de Londres (et les joyaux de la Couronne) qui m’avait pas mal marqué lors de mon premier voyage, le British Museum et ses momies *_*. Nous programmons donc deux visites payantes dès le départ, car après prise de renseignements, Buckingham Palace m’enchante pas plus que ça : les Houses of Parliament qui ont juste l’air énorme avec un guide francophone (l’audio guide de Buckingham Palace bof quoi) et la Tour de Londres (que je réserve sur expedia pour éviter les frais de banque vu que je paie en €uros).
Par la suite, je monte un mini itinéraire autour de ces trois points de visite (Parlement, Tour de Londres & British Museum) très optimiste qui nous mènerait du quartier de WestMinster et son célèbre Big Ben, les bords de la Tamise avec en point d’orgue le London Eye et le London Bridge, la City, les différents parcs pour rencontrer les affectueux écureuils et les temples du shopping.

* Argent et autres

L’un des hics de Londres est que l’Angleterre a beau faire partie de l’Union Européenne elle ne fait pas partie de l’Euro ni de l’Espace Schengen. Deux conséquences à cela, le contrôle aux frontières comme pour aller aux USA (en moins poussé quand même) dans le cas de la non appartenance à Schengen. Seconde conséquence, le change ! La livre est plus forte que l’Euro, déjà ce n’est pas pour nous avantager (1£=1.25€), ensuite il faut faire du change, et bonne chance pour éviter les frais. Trois solutions : soit vous allez voir votre banque pour qu’elle vous fasse du change mais généralement elle se sert bien, soit vous changez sur place en partant de France avec des €uros, soit vous payez/retirez par CB sur place avec pas mal de frais bancaires et des taux de conversion pas forcément sympa. Pour notre part nous auront fait un mix des deux dernières solutions : partis avec 120€ en espèces, on a changé dans des petits bureaux de changes trouvés sur notre chemin qui prenaient pas de frais et proposaient des conversion intéressantes. Les grosses sommes (hôtels, boutiques…) ont été payées par CB. Finalement on s’en tire pas mal, on a évité pas mal d’engrosser notre banque.

A suivre, le voyage à proprement dit 🙂

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