Category: Allemagne-Alsace


Levés très tôt, nous ne sommes donc pas forcément frais pour prendre la route direction EuropaPark, mais bon l’envie de voir le parc et la nouvelle attraction Wodan et passer de bons moments est la plus forte. Les valises bouclées, nous nous rejoignons tous à 8h pour partir récupérer la voiture (sans se perdre sur Stras’ si possible).

Les valises chargées le convoi se dirige donc vers EuropaPark en passant par le bac sur le Rhin (plus sympa que les ponts) et par la campagne alsacienne. Je laisse la voiture à Jérém’ car connaissant la galère pour se garer dans un ferry j’ai peur que le bac donne la même chose, et pas envie de me prendre la honte devant les autres xD.

Le bac qui traverse le Rhin.

Arrivée en bord de Rhin nous voyons le bac se rapprocher. Une fois celui-ci sur notre rive, les voitures commencent à monter dessus et en voyant celui-ci se remplir à vue d’œil nous croisons les doigts pour être sur le même bac que nos compagnons. Fort heureusement il reste de la place. Une fois montés, nous descendons rapidement de la voiture faire quelques clichés (la traversée est très très rapide et gratuite).

Une fois le Rhin traversé il nous reste quelques minutes de route avant l’arrivée à l’hôtel d’EuropaPark. La dernière fois nous avions séjourné au Colosseo, cette fois-ci nous partons à la découverte du Castillo. En chemin nous passons devant le nouvel hôtel en cours de construction le Bell Rock qui ouvrira cet été avec son phare. Une fois sur le parking nous avons devant nous Wodan, l’excuse de notre voyage et son imposante ossature de bois. Ça fiche la trouille mais ça donne envie.

Une fois le check in fait, plus ou moins facilement ne maîtrisant pas la langue de Goethe et notre hôtesse peu celle de Molière, nous récupérons nos entrées et partons par le passage hôtel sur le parc pour prendre un petit déj’ (l’estomac commence à crier famine sévère).

Nous allons prendre le petit déj’ à la boulangerie française qui est en plein centre du parc. Un peu flemmards sur les bords, nous nous affalons sur les bancs de la gare pour attendre le petit train qui nous y emmènera plus rapidement. Seul point négatif de l’expérience petit train, l’exiguïté des wagons, avec mon mètre 75 j’ai un peu de mal à en sortir sans me raboter un genou.

A peine avons nous quitté la France que nous voici dans le Land France en Allemagne. Fin bref, nous nous attardons pas sur notre chauvinisme et nous précipitons sur des chocolats, café, thés chauds et viennoiseries plus alléchantes les unes que les autres. Jerem’ et moi partagerons un chocolat chaud et un croissant vanille pour 3€60 et le croissant était juste trop bon *_*

Le petit déj’ rapidement avalé nous décidons de faire deux trois attractions calmes histoire de ne pas soumettre nos estomacs à trop forte contrainte dès le départ.

* Piccolo Mondo Italie

Ce petit dark ride (ex-ciao bambini) sympathique mais pas à se taper le cul par terre non plus (Disney est quand même la référence en la matière) nous fait voguer sur une gondole  au travers des clichés italiens que sont ses glaces, pizzas, Vinci, ou encore le carnaval de Venise. A noter que la rénovation était bienvenue, tant ciao bambini était en piteux état quand nous l’avons fait en 2010.

Avis : ++

Remarque : clairement pour les plus jeunes.

Nous restons du côté de l’Italie pour tester une nouveauté 2011 qu’est Volo Da Vinci.

* Volo Da Vinci – Italie

Cette attraction consiste en un survol d’une partie du parc au moyen d’une des machines volantes imaginée par Leonardo Da Vinci. La plus grosse surprise de cette attraction est déjà la thématisation fantastique de la fille d’attente ou nous trouvons Leonardo himself dessinant l’Homme de Vitruve, ainsi que nombre de ses inventions comme les machines volantes, ponts tournants, ainsi que Mona Lisa. Bref un bel hommage à l’homme.

Nous montons par groupe de 4 dans une des machines volantes et survolons le parc. Nous pouvons pédaler aussi si l’envie nous dit pour actionner les petites ailes du dessus des machines. Mais même en essayant de jouer le Lance Armstrong de bas étage vous n’arriverez pas à faire le parcours en un temps record. Autant prendre le temps de découvrir le parc par le haut.

Avis : +++

Une fois redescendus sur terre, (jamais super à l’aise dans ces machins moi), et histoire que je reste toujours aussi à l’aise, nous nous orientons vers la maisons hantée locale (*mamamia cette attraction est un très mauvais souvenir pour moi, en 2010 j’avais eu une frousse effroyable. Oui je suis trouillarde et je l’assume !).

 * Geisterschloss – Italie

Sur le coup autant dire que j’ai franchement hésité à la faire. Mais bon surmontant ma frayeur je me suis lancée à l’assaut de cette maison de l’horreur made in Mack. Fort ressemblant à Phantom Manor de part sa stretch room et ses buggies (ainsi que son hall d’attente) il en est différent dans le sens où à Disney tout est beau, gentil et pas gore au contraire de celle-ci ou les trucs nous tombent dessus et où l’on trouve une succession de scène plus gores les unes que les autres (beurk, beurk et rebeurk). Cette fois-ci je ne me laisserai pas terroriser par les trucs qui me tombent dessus, étant prévenue, j’ai donc plus apprécié ‘expérience qu’en 2010. M’enfin j’en serais pas fan au point de la faire en boucle 10 ou 20 fois de suite.

Avis : ++

Remarque : euh franchement à éviter pour les plus petits pouarg.

La digestion bien avancée il est temps de passer aux choses sérieuses, direction l’Islande et Wodan *_* mais avant pause « cromeugnon ohhhh des canetonnnns » hum…

Bref après nous être extasiés sur les canetons il est l’heure de passer à la chose qui nécessite du courage et qui va prouver qu’on est des Hommes de vrais (ouais bon ok en tant que seule femme à la faire me suis sentie un peu seule T-T) : Wooodannnnnn !

* Wodan – Islande

The nouveauté 2012 fait qu’à notre arrivée sur la file, celle-ci pointe à 50′ d’attente. Tant pis on est courageux et pas encore tenaillés par la faim. La première grosse surprise est la qualité de la thématisation de la file d’attente. Au cours de celle-ci nous faisons une sorte de parcours initiatique dans la mythologie germanique. Des questions égrènent le parcours afin de rendre le temps moins long. Sous cette montagne de bois où le train passe régulièrement nous sommes très impressionnés. L’attraction en elle-même ne me stresse que peu, mais les deux passages dans des cavernes peu hautes de plafond et surtout avec le monde me rendent mal à l’aise (claustrophobie oblige), je retrouve par deux fois avec le plus grand bonheur l’air frais et le soleil. Nous arrivons enfin devant le train et c’est parti pour quelques courtes minutes de pur bonheur dans l’attraction avec une chute vertigineuse et le croisement avec deux autres attractions. Pas d’à-coups, rapide, théma magnifique, bref l’attraction parfaite pour moi.

Avis : gros coup de coeur

Remarque : théma de la file d’attente de pure beauté

Après une bonne heure nous rejoignons les manquants et le groupe se sépare de nouveau en deux, les plus courageux faisant Blue Fire, et les autres se dirigeant vers les bouées. Ce coup-ci je passe mon tour pour le Blue Fire, j’préfère les bouées.

Fjord-Rafting – Scandinavie
Cette attraction datant de 1991 permet de voguer au gré d’une rivière scandinave. Nous passons au travers de cascades et autres chutes d’eau. Le parcours est très sympa, et très drôle à plusieurs quand le but et d’être le moins mouillé de tous. Fort heureusement, cette attraction mouille (enfin trempe) beaucoup moins que son homologue Universalienne à Orlando. Un très bon moment, attention cependant aux à-coup, Jerem’ s’est un chouille blessé à une côte.
Avis : +++
Remarque : l’attraction peu mouiller sévère donc prévoir du rechange ou un k-way
Une fois sortis, nous rejoignons les courageux du Blue Fire puis prenons le monorail direction la pause repas au Food Loop.
Food Loop – Grande Bretagne
Ce restaurant qui est une attraction en lui-même propose une large variété de plats et desserts qui nous sont servis au moyen d’un mini coaster. Nous faisons nos commandes au moyen d’un écran tactile et les plats nous arrivent via le mini ride qui se situe au dessus de nous. Les boissons chaudes nous sont servies par contre par une serveuse. La nourriture est variée et les prix pas si élevés que ça. Je prends de mon côté des pâtes bolognaise, une forêt noire (un peu trop alcoolisée mais très bonne) et un thé à la menthe. Les plats sont bons, présentés dans des petites cocottes et assez garnis. Le temps d’attente suivant les plats est variable, de très rapide à très long (notamment pour le magret de canard). Mais l’expérience est vraiment à faire !
Avis : +++

Comme je vous l’ai annoncé il y a quelques temps, le pont du 8 mai a été l’occasion d’un road trip de près de 1000 kms à cheval entre l’Allemagne et son fameux EuropaPark et Strasbourg, le tout en excellente compagnie (pensée émue et grosse vague de nostalgie, *ressaisis toi Sevrynn voyons ! *).

Bref le départ s’effectue vers 9h30 du matin, le dimanche 6 Mai (devoir électoral réalisé), avec en perspective environ 5h de route que je prends plaisir à réaliser. Enfin! depuis les USA je n’avais plus fait de longues distances sans interruption en voiture et ça me manquait sévère. Jerem’ n’aura droit de toucher le volant qu’une fois à Stras’, en effet,  je déteste rouler en ville il n’y a que des barges.

Les paysages verdoyants accompagnés de leur lot de cours d’eau défilent sous nos yeux et nous passons une quantité hallucinante de départements, surtout à un moment nous en enchainons 3 en même pas un kilomètre (les joies de la découpe géographique des départements). Partis de Lyon, donc du Rhône, nous passons par l’Ain, la Saône et Loire, le Jura, le Doubs, le territoire de Belfort, le Haut-Rhin pour enfin arriver au terme de notre première étape, Strasbourg qui se situe dans le Bas Rhin (pfiou rien que ça).

Nous arrivons les premiers sur Strasbourg, après un échange express de conducteur sur le bas côté de la route à Strasbourg (non non je ne suis pas du tout du genre à paniquer en ville, du tout *hum*), nous trouvons enfin notre point de chute (après avoir tourné trois fois autour du pâté de maison) et posons donc la voiture au parking (payant en centre ville bien sûr) le plus proche. Un petit coup de repérage d’hôtel plus loin, il est temps de partir à la découverte de Strasbourg histoire de ne pas faire le pied de grue pendant 2h le temps d’attendre les retardataires. Nous partons nez au vent dans la ville ne connaissant pas du tout Strasbourg. Nous commençons par le monument le plus proche de notre hôtel (juste en face en fait) : La Cathédrale Notre Dame de Strasbourg.

Cette cathédrale est tout simplement majestueuse et imposante, la seconde plus haute de France avec ses 142,1 m après celle de Rouen. Liebfrauenmünster zu Straßburg de son petit nom allemand vaut la peine d’être vu également de l’intérieur (ce qu’on a fait plus tard dans l’après-midi) où l’on ne peut que faire un « ouah » (mais silencieux, lieu de culte oblige). Bref un très très beau site. Nous longeons celle-ci pour nous perdre un peu dans la vieille ville et le long de l’Ill le cours d’eau qui la traverse.

Très fan de l’architecture alsacienne, (nous avions été il y a deux ans à Colmar avant un premier séjour à Europa Park) mes yeux ne savent plus où se poser avec ces magnifiques bâtisses colorées aux façades couvertes de bois (me demandez pas les mots exacts que je ne connais point) et leurs rues pavées (sans parler de leurs escaliers de bois hypers raides qui à défaut de donner le vertige peuvent juste filer le tournis). Après une trentaine de minutes à parcourir au pif la ville, nous remontons sur l’hôtel (enfin nous essayons de le retrouver, heureusement qu’il est en face du point culminant de la ville) pour rejoindre nos compagnons de séjour. Une fois la chambre récupérée (critique de l’hôtel en fin d’article), nous allons prendre un bateau mouche histoire de jouer notre rôle de touristes dans sa grande splendeur. Nous avons bien fait, vue la radée qu’on s’est prise. La ballade dure un peu plus d’une heure et passe au gré de l’eau par la petite France quartier très connu de Strasbourg (très joli et qui était juste le lieu d’enfermement ancestral des gens malades brrr), de ponts et de bâtisses où l’on torturait des gens (ben dis donc sont pas tendres entre eux dans ce coin brrr bis), puis une fois une écluse passé nous passons du « Vieux Strasbourg » et ses jolies bâtisses au « Nouveau Strasbourg » et ses bâtisses de verres hyper modernes (attention le choc visuel) pour son quartier hébergeant certaines institutions Européennes. Personnellement j’aime beaucoup les deux faces de la ville (le moderne a aussi son charme) mais sur le coup ça peut paraître super étrange. Histoire d’illustrer avant l’écluse on a ça :

Après l’écluse on a ça (photo non personnelle : http://www.mplusw.eu/2010/05/29/parlement-europeen/strasbourg-europe/):

La ballade nous permet d’apprendre énormément de choses sur la ville, fait que passé les grandes instances européennes et la seconde écluse, plus la pluie qui fait qu’on ne voit plus rien autour de nous, je commence sérieusement à piquer du nez. Fort heureusement nous arrivons enfin en fin de ballade. Nous sortons sous une pluie fine mais battante. Le temps de faire deux trois boutiques, de prendre un apéro très sympa dans une chambre et il est l’heure de partir changer la voiture de parking (moins cher) et partir à la découverte de la petite France et de ses restau’ locaux.

Nous parcourons celle-ci en long, en large et en travers, au début pour visiter et après pour trouver un restaurant que nous ne retrouverons jamais. Au bout de longues minutes (heures?) de ballade dans celle-ci et après une lonnnngue concertation nous nous dirigeons vers un restaurant typique de Strasbourg.

Le Baeckeoffe

Ce restaurant très chaleureux est donc situé dans la Petite France. Le serveur qui nous reçoit est super chaleureux et nous détaille son menu de A à Z, la carte étant composée de produits locaux (producteurs locaux), pas de congélation, tout du fait maison. Chouette ça s’annonce bien, surtout que le prix est peu élevé. Le menu s’élève à 20€ pour soit une 1/2 tarte flambée+choucroute+dessert (kougloff glacé ou fromage) soit un baeckeoffe + salade + dessert de la carte. Avec Jerem nous prenons un menu différent histoire de pouvoir tout gouter. Autant vous dire que la quantité amenée est énorme mais c’est tout simplement excellent au niveau du goût. Les aliments sont frais, la cuisson top (la viande de la choucroute est super tendre et la choucroute pas acide du tout), le baeckeoffe est à tomber. Pour la petite info le Baeckeoffe est un plat de viandes/pommes de terre/carottes cuites dans vin blanc et épices pendant de longues heures. Que dire du dessert, mousse au chocolat super bonne mais pas écœurante du tout et pour le kougloff glacé très bon mais avec une bonne dose d’alcool qui arrache… Après deux verres de pinot gris (bonne découverte), un apéro je suis plus à ça près (comment j’ai fait pour pas rouler sous la table ?). Bref une très bonne adresse que je recommande chaudement !

Avis : coup de cœur !

Remarque : serveurs hyper disponibles ne pas hésiter à poser des questions et carte top

Une fois bien calés, il est temps de rentrer sur l’hôtel. Le retour se fait tranquillement, à la nuit noire, nous rencontrons deux trois olibrius en chemin (oui parce que ce soir on fête l’élection d’un nouveau président on a presque failli l’oublier). Nous prenons congé de nos amis et il est temps de monter 4 étages pour rejoindre notre chambre de l’hôtel Cathédrale prendre quelques heures de repos avant le départ sur Europa Park.

Hôtel Cathédrale***

L’hôtel a un atout incontestable, sa superbe situation géographique et la disponibilité de son personnel. Ce sont hélas ses seuls points positifs. Commençons par la chambre. Quatrième étage, minuscule, et une seule fenêtre qui donne sur une verrière. Donc rien pour aérer si besoin est. Car justement là besoin en était, en effet ils ont un système de climatisation original, dans le sens où au 7 mai ils n’avaient pas encore fait le switch entre chauffage et climatisation. Donc notre chambre était tout simplement un four (merci la verrière et son effet de serre) et impossible à refroidir (pas de fenêtre donnant sur l’extérieur). Pas de possibilité de changer de chambre hôtel full.  La salle de bain est si minuscule qu’il faut enjamber les toilettes pour rentrer dans la douche. Fin bref nous lançons le ventilo et ouvrons la fenêtre (fait moins chaud sous la verrière que dans la chambre). Ça aurait pu ne pas être trop mal si à 6h du matin on avait pas entendu le vacarme de la cuisine et la mise en place du petit déjeuner avec son bruit de vaisselle associé. Bref peu d’heures de sommeil et un agacement certain. Nos amis ont été de la même façon aussi peu vernis, entre le manque d’isolation phonique vis à vis des chambres au dessus (heureusement nous étions au dernier), les pigeons sous les fenêtres extérieures, le bruit et chaleur. Bref hôtel à éviter si on veut passer une bonne nuit. Mais au vu des critiques sur le net toutes aussi positives les unes que les autres, nous ne pouvons pas tenir rigueur à notre super organisateur qui ne pouvait pas se douter une seule seconde tomber dans « ça ».

A venir : nos deux jours à EuropaPark