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La fin de l’année approche et qui fin de l’année dit la présence de la Fête Lyonnaise de plus en plus connue. Bien entendu il est question là de la Fête des Lumières.

A l’instar de l’année dernière, nous ne pouvions décemment pas la rater, surtout que cette fois-ci le 8 décembre (date officielle de la fête) tombait un dimanche et donc nous permettait de la faire en évitant (enfin en espérant éviter) la folie du samedi soir avec ses milliers de touristes.

L’année dernière nous avions consacré notre visite à la Presqu’île et aux Pentes de la Croix Rousse. Cette année, nous évitons involontairement la Croix Rousse pour organiser une visite au départ du Parc de la Tête d’Or pour finir par la Presqu’île tout en faisant un micro-crochet par le Vieux Lyon.

Au menu, de nombreuses illuminations, un grand nombre de réussites, quelques ratés, un froid à ne pas laisser un canard dehors et surtout énormément de monde (même si de part notre configuration de visite nous avons évité une grosse partie de la foule).

1* Chinese Corner – Parc de la Tête d’Or (Li LI / STUDIO3003 – Association M CHINESE CORNER)

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Délaissé l’année dernière par la Fête, cette année le Parc de la Tête d’Or reprend ses droits sur la Fête avec une thématisation sur la Chine. Du côté de la Porte des Enfants du Rhône, des centaines de lampions rouges orangés sont fixés dans les arbres, d’autres plus imposants sont disposés de-ci de-là, deux murs de lampions sont disposés à l’entrée du parc ainsi que deux statuts soldats. Nous assistons à l’illumination sur les coups de 5h15 pans par pans, et un « ouahh » parcoure la foule. Très très réussi, très bien intégré on a adoré. Le petit bémol concernera peut être les nénuphars en plastoque disposés sur le lac.

Nous ressortons par la Porte des Enfants du Rhône pour rejoindre les quais du Rhône. Nous remontons ceux-ci à la découverte de l’installation suivante.

2*Nid’Lum – Quais du Rhône (Atelier Erik Barray)

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Au départ, les quais nous semblent bien sombres, pas d’éclairages spéciaux, on avance et on tombe sur quelques objets en bois disséminés en faible nombre dans les arbres. A y regarder de plus près, cela ressemble à des enchevêtrements de bâtons et de tissus faiblement éclairés. Comment dire… Bof !

Encore quelques mètres, et nous franchissons le Pont de Lattre de Tassigny direction le Tunnel de la Croix Rousse.

3* Anamorphose – Tunnel de la Croix Rousse, tube mode doux (Hélène Richard et Jean-Michel Quesne) 

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Qu’est ce que l’on va faire dans ce tunnel pollué, blindé de voiture à pied me direz-vous ? Et bien en fait nous visitons son jumeau, en effet, un second tube dédié uniquement aux modes doux a été inauguré justement pour la Fête des Lumières. Long de deux kilomètres, outre une piste cyclable, une partie dédiée aux piétons, et une voix bus, afin d’égayer les passants, tout le tube a été mis en lumière. Certaines mises en lumières sont très très réussies, notamment celles sur les fonds marins, sur les galaxies, mais aussi sur la ville. La mise en lumière sur la danse avec des personnages à l’horizontale étirés tout en longueur pas top du tout. Des dessins d’élèves d’écoles élémentaires sont présents en entrée et sortie du tube, sympathique.

A l’entrée et la sortie du tunnel, on retrouve deux installations éphémères pour leur part.

4*Flux et reflux – Entrées Saône et Rhône du Tunnel de la Croix-Rousse (Romuald Moreau et Claude Dallu) 

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Deux robinets déversant des volutes de lumières sont installés des deux côtés du Tunnel de la Croix Rousse. C’est joli.. Mais bon pas transcendant.

Nous ressortons de l’autre côté du Tunnel, peu familiers des lieux (et c’est un euphémisme), nous nous perdons sur les quais de Saône. On attrape un bus, sensé nous poser au pied du Mur des Lyonnais ou presque, qui se trouve dévié sur Gare de Vaise (à notre grand désarroi) et direct (pas d’arrêt en chemin). Du coup nous découvrons Vaise de nuit (bouh pas beau), et à notre grand soulagement le terminus du métro n’est pas pris d’assaut. Nous prenons donc la ligne D direction Bellecour. Un éclair de génie (kof kof si j’avais su), me frappe et au lieu de descendre à Bellecour nous nous arrêtons à Saint Jean pour découvrir la mise en lumière de la Cathédrale, vu que chaque année celle-ci est une pure réussite.

5*Rencontres-Place et Cathédrale Saint Jean (Daniel Knipper)

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« Ici, j’ai envie que les passants s’immergent pleinement dans ce bain lumineux pour y puiser vitalité et énergie, et qu’ils se donnent rendez-vous sur cette place transformée en espace convivial avant de poursuivre leur déambulation dans la Fête » Daniel Knipper.

Comment dire, déjà nous patientons un bon moment avant d’accéder à la place Saint Jean (un système de filtration a été mis en place comme l’année précédente sur la place des Terreaux) et nous nous engouffrons sur la place Saint Jean au bout de 15min. Le monde semble dire que la réalisation doit être réussie. L’animation se lance, quelques boules japonaises partent à l’assaut du ciel (pas sûrs que ça fasse partie de cette animation) et des flux de lumières sont envoyés en direction des bâtiments de la place Saint Jean avec une musique euh… douteuse ? Pas d’animation spéciale, on trouve le temps long et c’est juste..mochissime.. Quand on voit la qualité de ce qui avait été fait l’année précédente on crie au massacre et surtout on essaie de s’enfuir avant la fin (difficile au vu du monde, mais nombre de touristes ont la même réaction). Gros pouarg.

Nous partons déçus en direction de la Presqu’île, traversons le Pont Bonaparte et nous accoudons sur les quais de la Saône pour voir la mise en lumière de la Montée de Fourvière qui nous avait grandement déçus l’année précédente.

6*Le Grand Orchestre de Fourvière – Colline de Fourvière (Jean-Luc Hervé)

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Après un truc moderne et mochissime en 2012, cette année la colline de Fourvière est dotée d’un son et lumière pour le moins réussi. Sur la BO de Lawrence d’Arabie composée par le Lyonnais Maurice Jarre, Fourvière et le Palais de Justice s’éclairent respectivement en harmonie avec la musique. C’est beau, calé à la perfection, et la musique de Lawrence d’Arabie colle juste parfaitement. On a adoré !

Nous avançons direction Bellecour, la déception des années précédentes (depuis les ballons de Là Haut ou la Boule à Neige, la place avait subit des illuminations pour le moins… moches), manque de chance, la mise en lumières à intervalle régulier n’arrivera pas avant 15 min. N’étant pas décidés à congeler sur place, nous partons à la découverte d’autres lieux avant de revenir à celle-ci. Nous prenons la Rue Emile Zola parée de bulles direction la Place des Jacobins récemment refaite à neuf.

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7*Show Case-Place des Jacobins (Direction de l’Eclairage Public – Ville de Lyon)

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Un énorme Cube englobe la statue des Jacobins, de nombreux cubes sont suspendus dans les airs, des pylônes recouverts d’alu sont présent sur la place. Le gros cube donne lieu à des projections. Assez bizarre quoique pas mal fait, mais très long (trop?) à démarrer. Nous partons avant la fin de celui-ci, n’ayant pas été transportés.

Nous remontons la rue du Président Edouard Herriot avec ses petits nuages pour bifurquer direction le Théâtre des Célestins (ayant entraperçu à l’aller nos Inooks préférés de la Gare Saint Paul de l’année précédente).

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8* Les Lumignons du cœur – Place des Célestins (au profit des Petits Frères des Pauvres)

Sur la place, chaque lumignon acheté au profit de l’association des Petits Frères des Pauvres est placé sur la Fresque Géante. Tous les 100 lumignons vendus, une mise en lumière du Théâtre des Célestins est lancé. Et autant dire que les lumignons partent comme des petits pains, vu la succession rapide de la mise en lumière qui est juste très très bien faite. Entre chaque mise en lumière les Inook passent des messages dans leur ballons écrits par les visiteurs.

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Nous retournons sur Bellecour, et une fois encore la malchance nous frappe, le prochain spectacle déboule dans plus de dix minutes. Ni une ni deux, il est 20h bien tassés nous partons sur la rue de la République surmontons d’arches magnifiques.

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En chemin, nous faisons une petite halte au Starbucks pour se réchauffer le gosier et les mains à coup de Latte Noisette Caramel et Chocolat Caramel Salé.

9*Byzance-Place des Cordeliers (Hexagone Illumination)

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Une photo suffit à elle-même… Juste très bien fait.

Il est 20h25 il est temps de courir à l’abordage des Quais du Rhône, en effet, d’ici 5 minutes le feu d’artifice du 6ème va être tiré.

10* Feu d’artifice du 6ème – Quais du Rhône (Pyragric Industrie)

C’était ce qu’on attendait le plus pour cette fête des Lumières, le feu d’artifice. Sur les Quais il fait un froid de taré, et le feu d’artifice est tiré avec une bonne dizaine de minutes de retard, ce qui ne met pas du tout en appétit. Habitués à la démesure des feux d’artifices américains ou de Disney, on assiste à un feu d’artifice atrocement long où tout le catalogue de l’artificier semble balayé. Sans âme le feu d’artifice ne nous met pas d’étoiles dans les yeux, et nous attendons avec impatience le bouquet final qui rattrape un peu le reste. En hiver, par de tels froids, il aurait été plus intelligent de faire un feu plus court et plus fourni que ce à quoi on a assisté. Déçus.

Cette année nous avons décidé d’éviter un marathon des Lumières, et la température n’aidant pas, nous avons décidé de nous faire un restaurant (fort à propos). Après une heure passée au chaud au GangNam (excellent restaurant japonais) nous repartons à la découverte des Lumières. Direction la place de la Bourse.

11*Sérénade- Place de la Bourse (Chantal Thomass)

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Une très joli bouquet de roses composé de projections. Une touche féminine fort à propos et une musique super sympa. Vraiment très bien fait.

Nous rejoignons la place des Terreaux via la rue Victor Hugo surmontée de tubes disséminés dans les arbres (bof).

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12*Le Prince des Lumières-Place des Terreaux (Damien Fontaine)

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« La planète incroyablement brillante du Prince des Lumières, son unique habitant, est plongée dans l’obscurité par les avaleurs de lumière. Le petit garçon part alors sur les traces du trésor dérobé…

Les façades des édifices de la Place des Terreaux deviennent le théâtre de cette odyssée légendaire. Les murs chaloupent et basculent au gré des escapades du héros qui explore les méandres des contrées les plus reculées : tour à tour minuscule parmi des insectes colossaux et des plantes tentaculaires, ou géant parmi les étoiles.« 

Un spectacle juste magnifique. Comme chaque année les Terreaux nous proposent un superbe spectacle et cette année encore plus. L’histoire est belle, les projections réussies, on en prend plein les yeux et on en redemande (on le verra une seconde fois dans la soirée.

Une fois le spectacle terminé, nous partons à la découverte de la Cour de l’Hôtel de Ville qui avait été bien loupée l’année dernière.

13* Lost Paradise – Hôtel de Ville (Jean-Charles de Castelbajac)

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Le célèbre couturier a pris le partie d’orner la cour de l’Hôtel de Ville de verdure et de tube de lumière blanche avec des vers issus de Knocking on heaven’s door. C’est calme, joli, classieux. On a beaucoup aimé.

Nous sortons face à l’Opéra qui est paré de lumignons pour l’occasion.

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Nous rejoignons la Place Louis Pradel jouxtant l’Opéra.

14* Festicolor – Place Louis Pradel (Yves Moreaux)

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Un disque qui tourne, une projection commune à celui-ci et au bâtiment à ses côtés. Tout bête mais très sympa. Un peu plus loin une autre illumination éphémère prend place sous nos yeux.

15*La Marguerite-Place Louis Pradel (Franck Pelletier)

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Une marguerite qui s’éclaire pétale par pétale au son d’un « je t’aime, un peu, beaucoup… » puis les pétales se mettent en rotation sur eux-même. Joli comme tout.

Direction le mur des Lyonnais, en chemin nous croisons un certain nombre d’installations…

16&17 * Expérimentations Etudiantes – Place Sathonay (Les grands ateliers de l’Isle d’Abeau)

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Bizarroïde mais bon ça occupe l’espace et ce n’est pas non plus trop laid… c’est moderne..

Nous rencontrons sur le passage quelques petits monstres tout mignons qui nous montrent le chemin pour le Mur des Lyonnais…

18*On est des p’tits monstres, pas des lumières !!-Ecole Robert Doisneau (Matthias Degoul)

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Tout choupinous, très bien faits et très à propos devant une école c’est une installation sympathique comme tout.

Nous arrivons enfin devant le Mur des Lyonnais qui semble avoir été illuminé pour la première fois.

19*Dessine-moi… des lumières-Mur des Lyonnais (Light Event Consulting)

Cette année, les habitants de la façade des lyonnais prennent vie sous nos yeux. La poésie, la musique, l’animation tout y est. C’est une réussite totale. Tellement réussi que l’on se pose la question du pourquoi le mur qui est quand même une institution pour les Lyonnais n’a pas été un sujet de la Fête des Lumières auparavant. Géniallissime, la découverte de la soirée !

Nous rebroussons chemin, regardons une fois encore le spectacle sur la place des Terreaux, prenons le métro A pour enfin voir le show de Bellecour.

20*Pierrot le Feu-Place Bellecour (Jacques Couturier Organisation)

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La Place Bellecour prend feu sous le jeu de Pierrot une marionnette projetée sur la Roue. Au menu, projection sur la Grande Roue, sur les boules immenses mais aussi mini feu d’artifice. Une très jolie surprise, vraiment pas mal, et la quasi globalité de la place est utilisée.

Un petit coup d’oeil aux guirlandes de la rue Victor Hugo surmontée d’Émeraudes, et nous rentrons.

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En effet, il est minuit, et la ville des Lumières s’éteint petit à petit, pour mieux revenir le lendemain avant de tirer sa révérence jusqu’à décembre 2014.

Un bilan plus que positif pour cette édition des Lumières, une fois encore une grosse fierté d’être Lyonnais et de pouvoir assister à cette fête !

Une fois n’est pas coutume, pour la seconde année consécutive pour être exacte, nous avons eu la chance de participer au concert gratuit organisé par Radio Scoop. Une grand merci aux détenteurs des entrées qui nous ont donné leur place, ne voulant pas s’y rendre. Après les 30 ans de Scoop organisés l’année dernière à la Halle Tony Garnier (et les moyens/artistes plus ou moins prestigieux associés), cette année le live se déroulait dans une salle plus reduite au Radiant-Bellevue de Caluire au dessus de la Saône. 2000 personnes étaient conviées au concert après avoir gagné leur billet en ligne, au téléphone ou être tombé par miracle sur la Scoopette qui roulait en ville accompagnée de son lot de billets bleus.
Lorgnant depuis un moment sur les artistes qui seraient présents, j’ai accueillit avec une grande joie le don de ces places et nous nous sommes donc précipités au Radiant-Bellevue (enfin précipités c’est vite dit nous sommes arrivés sur place à 20h30 pour un début de concert à 21h).

Première désillusion, l’accès au gradin est réservé aux billets spéciaux, donc fosse obligatoire. Une grande première pour nous qui sommes ardents défenseurs de la « position assise » lors des concerts. Fort heureusement, grâce à ce magnifique temps digne de Noé, je n’avais pas chaussé mes superbes escarpins top la classe avec 10 cm de talons et avait opté pour mes confortables bottes. Cette idée lumineuse m’ayant en effet sauvé de la double fracture de cheville carabinée à la rupture des ligaments croisés des genoux (ça ferait mauvais effet à 3 semaines et demi d’un départ aux USA). Nous regardons par dépit la fosse, et après l’avoir arpentée dans tous les sens nous nous plaçons bien face à la scène et son magnifique rideau rouge, pas trop éloignés (merci le petit concert). Nous changeons de place 2 min plus tard, notre vue ayant été obscurcie par le débarquement d’une armée de baobabs dixit mon bonzaï de chéri.

Après quelques minutes de patience et d’écoute de titres multi-diffusés sur les ondes, un appel à la Mr Loyal (cirque toussa toussa) nous annonce le début du concert dans 10 min (nous sommes donc bien dans les temps, il est 20h50). Nous sommes priés de couper les téléphones ou tout du moins le mettre sur silencieux. J’en profite donc pour mettre le mien en mode avion et branche discrètement le dictaphone afin de pouvoir rappeler à ma mémoire de poisson rouge doté d’un Alzheimer précoce les titres et artistes présents ce soir (bon ok j’ai retenu quand même la majorité des artistes, faut pas exagérer, et de toute façon mon dictaphone a merdé il a enregistré en tout et pour tout 8 secondes du show -_-..).

Reno à l’instar de l’année dernière est le présentateur/interviewer de la soirée, pour certains artistes il aura su mener les choses correctement, pour d’autres hmm no coment (voir plus loin).

Qui dit intro en mode « cirque » dit ouverture de concert par Circus (ouah que c’est bien amené par Scoop toussa !), le groupe de musiciens emmené par Stanislas et Calogero accompagnés de 3 de leurs potes (enfin y’en manque une au final ce soir). Circus est donc un groupe de euh… musique française qui revendique de faire un « opéra pop » prochainement dans les salles de concert.

(c) Radioscoop

Soit. Que dire de la performance ? disons que j’ai vu un concert de Calogero à l’époque où monsieur se la jouait solitaire et ça envoyait du lourd (et pourtant je ne suis pas une super fan de toujours). Les deux titres interprétés par Circus m’ont juste… ennuyée à mourir. Je n’ai pas accroché du tout, du tout. Disons que le premier titre Sur un fil nous permet de voir que la salle du Radiant-Bellevue a une acoustique incomparable à celle, catastrophique, de la Halle Tony Garnier. Désolée je n’ai pas de vidéos de la soirée, et rien n’apparait sur le net donc voici le clip du titre :

Le second titre interprété nous permet de voir la grande qualité des effets de lumières mis en place, et ce sera confirmé tout au long du concert ! Un gros bravo aux ingé lumières qui ont juste fait un boulot de dingue.
Mon intérêt remonte d’un cran lorsque deux des membres de Circus s’éclipsent et laissent la place à Stanislas et Calogero. Forcément les deux sur scène ne pourront que chanter La débacle des Sentiments (ici interprété à l’Olympia à défaut de mieux).

Nous apprenons au passage que c’est ce duo qui a ouvert la voie à la création de Circus. J’adore ce titre, et il rend très bien en live, et c’est bon, je suis enfin entrée complètement dans le concert. J’aurais mis 3 titres, espérons qu’un titre plus faiblard par la suite ne me donne pas envie de partir en courant.

Fort heureusement, l’artiste qui suit ne peut que remotiver les troupes, leur retrousser les manches et leur faire lever le poing… Vous avez deviné de qui il s’agit ? bon un indice supplémentaire ? L’année dernière pas de chance pour elle, l’accoustique de la Halle Tony Garnier avait fait qu’on avait eu du mal à supporter ses envolée lyriques, ici au Radiant tout a roulé comme sur des roulettes. Et oui Amel Bent s’avance pour nous interpréter quelques titres (enfin deux) de son répertoire. On passera rapidement sur ses goûts vestimentaires (jean-t-shirt, à la je-viens-juste-de-me-lever-qu’est-ce-que-je-mets-je-suis-juste-super-en-retard-allez-j’prends-ça-ça-ira-biennn).

(c)Radioscoop

Elle commence comme l’année précédente avec le titre qui l’a révélée : Ma Philosophie. Pas de saturation dans les aigus, un vrai bonheur pour les oreilles et il faut reconnaître que la salle se réveille subitement. Elle enchaîne sur le nouveau titre de l’album Génération Goldman II : Quand la Musique est Bonne. Au départ le titre est un duo avec Soprano, absent ce soir. Qu’à cela ne tienne, le public prend le bout de Soprano et si notre mémoire nous fait défaut, sur les écrans derrière la demoiselle, Soprano est projeté et fait ses propres couplets. Qui dit musique de Goldman dit forcément grosse réussite, tant ses textes sont ancrés dans l’inconscient collectif.

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Deux petits titres et puis s’en va, en effet la belle sera celle qui aura fait le moins de chanson parmi les artistes annoncés par Radioscoop.

Après son second titre Amel Bent s’éclipse, et cède la place à la personne qui l’a battue la saison dernière dans Danse avec les Stars. J’ai nommé Emmanuel Moiiiiiiiire. *hum pardon je calme ma crise d’hystérie*. Que dire de cet artiste  à fleur de peau ? Depuis ses débuts dans la comédie musicale le Roi Soleil où il interprétait Louis XIV aux côtés d’un autre artiste un certain Christophe Maé, je l’écoute avec grand plaisir. Il a sorti par la suite deux albums, a connu une traversée du désert avant de revenir dans le rôle de eMCee dans Cabaret (qu’il a incarné avec grand talent pour l’avoir vu sur scène), avant de revenir en pleine lumière (lumière qu’il n’aurait jamais du quitter) grâce à sa victoire dans Danse avec les Stars avec son double Fauve et la sortie de son magnifique single « Beau Malheur ».

(c)Radioscoop

Je croise donc pour la troisième fois la route du monsieur, et pour la première fois en tant qu’artiste solo. Autant dire que j’en attends énormément vu que c’est cette scène qui me décidera (ou non) à prendre des places pour son futur concert. Autant dire que je serais moins riche dans les semaines à venir. Tout au long de ses trois titres, le monsieur m’a mis le frisson (même si des mauvaises langues suivant le live ont trouvé des faussetés pffff n’importe keuwahhh) et j’ai juste trouvé avec bonheur un artiste vrai, qui n’en fait pas trop et qui porte ses textes jusqu’au bout. Pour sa première scène live en solo depuis la sortie de l’album ça envoie sévère.
Ce soir il nous a interprété Ici Ailleurs (extrait de son prochain album), très jolie découverte, Beau Malheur (bien évidemment comment passer à côté) et Adulte et Sexy (extrait de son second album l’Équilibre). Voici des vidéos du concert :

(c)EMFamille

(c) EMFamille

Reno reprend les commandes et pose deux trois questions bateau à Manu jusqu’à la question très gênante de savoir si celui-ci reçoit beaucoup plus de messages de fans masculins désormais, où comment mettre l’artiste et la salle mal à l’aise. Franchement sur le moment il est loin d’être drôle, vas y sors les rames pour t’en sortir parce que là perso je te laisse t’enfoncer. WTF ! Qu’est ce que franchement ce genre de questions à la con vient foutre dans un concert comme ça pfff.

Dur dur de succéder à Manu. Fort heureusement c’est une nouvelle fois quelqu’un que j’apprécie énormément qui prend la suite.

Sur scène, s’avance une personne très classe, veste de costume blanche, pantalon en cuir foncé, cheveux attachés. Pétard, Zaho est juste magnifique, elle me laisse sur le cul (oui bon ok, désolée mes gênes féminins ressortent parfois aux moments inattendus).
Après nous avoir fait un medley de ses plus grands titres tel que Boloss, C’est Chelou, Kif’n’Dir et La Roue Tourne sur lequel j’ai un petit bémol à mettre, le manque de « son » au niveau du micro de Zaho trop facilement recouvert par la bande musicale  alors qu’elle a une voix tellement particulière. La famille à côté de moi fait de gros yeux, oui ok y’a un peu de verlan et tout le monde ne connait pas la signification de certains termes mais de là à en faire des caisses et déranger l’écoute de ceux d’à côté faut pas abuser.

(c) CriCri Enora (via FB RadioSCOOP)

Après ce medley, Zaho nous interprète son tubesque Tourner la Page qui met juste sa voix si particulière très en valeur. Et le titre est connu par cœur par la majorité du public (bon faut dire qu’elle tourne juste de partout). Il ne va pas sans dire que je regrettais déjà d’avoir loupé son passage sur Lyon il y a quelques semaines (merci Jerem’ qui ne l’aime pas trop), là ça en a juste rajouté une couche. J’ai toujours adhéré à sa musique et ce concert m’a conforté dans mon opinion. Une artiste de plus à suivre !

Reno annonce suite au passage de Zaho l’arrivée de la superstar-des-jeunes-filles-qui-crient-très-fort (bizarrement il semble y en avoir beaucoup moins que la dernière fois je n’ai pas les tympans vrillés) monsieur M.Pokora alias Robin des Bois dans la prochaine comédie musicale à la mode.

Pas de bol, c’était encore un trait d’esprit du présentateur, et c’est Nico Lilliu (Remarque inutile : frère de Pierrick finaliste de la Nouvelle Star en 2005) qui s’avance sous les sifflets de la salle ou presque. Ben bravo la mise en route et la confiance tiens. D’ailleurs, c’est ce qui me fait un peu peur au niveau de la comédie musicale en elle-même. La tête d’affiche étant tellement connue, que j’ai peur que celui-ci s’accapare tous les regards au détriment des autres rôles (et y’aura-t-il le calme nécessaire pendant les morceaux de l’égérie de la jeunesse pour apprécier le spectacle lors de ses représentation ?). Du coup Nico Liliu, alias frère Tuck s’avance et nous interprète le premier single de la comédie musicale : Un monde à changer, qui est beaucoup passée en radio mais qui n’est pas resté impérissable hormis le refrain (et encore!).

(c) RadioScoop

(c) RadioScoop

Pour le morceau suivant Matt Pokora le rejoint et là c’est la débandade (on voit tout de suite la différence). Ils interprètent Le Jour qui se rêve puis le futur single A nous. Un excellent morceau auquel j’apporte quelques bémols (tout comme au premier d’ailleurs). Les titres de la comédie musicale ont une partie très celtique qui rend juste super bien. Quelle idée d’aller les noyer et les bouffer par des basses trop fortes qui du coup alourdissent tout le truc. On entendait à peine les musiciennes derrière à la flute et au violon, alors que pour moi c’est ce qui fait la différence au niveau des titres.

(c) Radio Scoop

Nico Lilliu est ensuite renvoyé dans ses pénates après quelques applaudissements, puis une horde d’applaudissements, une fois que Matt Pokora ait demandé d’applaudir son ami (quand Homme veut, fan fait lol) et celui-ci enchaîne sur son tube d’Afflelou Un monde à changer (oooh oohh oooooh oooh on est là…). Mouais pas très original, resucé de l’année dernière mais bon ça permet de bouger un bout avec les bras/caméras/appareils photos en l’air qui bloquent « juste » la vue (résultat j’aurai vu une forêt de bras et pas une seule fois sur ce titre la tête de M.Pokora).

Il commence à se faire tard, il reste encore deux artistes annoncés, la logique voulant que Christophe Maé passe en dernier, vu qu’il réserve la primeur de son retour live à Scoop. Ça ne loupe donc pas voici mini Jen faisant son arrivée. Troisième fois que je la vois en live après les 30 ans de Scoop et le foot concert de l’automne dernier. Jenifer est une artiste que je croise régulièrement, mais qui ne me met pas sur le cul pour me donner envie d’aller la voir en concert. Son Univers pour être franche me laisse un peu de marbre (il en faut pour tous les goûts et on ne peut pas tout aimer). Il faut dire que j’ai déjà beaucoup de mal avec les reprises, et celle-ci sort son prochain album qui est un album complet de reprises de France Gall. Pour moi c’est juste le degré 0 de l’imagination et je trouve ça tellement « facile » de faire un album de reprises de titres qui ont cartonnés histoire que celui-ci cartonne aussi. Bref je ne suis pas convaincue du tout, et je ne soutiens pas la démarche (sauf à la rigueur à faire découvrir les titres à la nouvelle génération mais bon bof…).

(c) Infos Loisirs

On aura le droit au cours de son passage à deux titres de France Gall,  Poupée de Cire, Poupée de Son et Résiste. Jenifer reprend également son titre de l’année précédente Sur le fil qui a le mérite au moins d’être un titre Original et qui se laisse écouter sans déplaisir (au contraire des deux précédents, bon je ne l’ai pas précisé mais France Gall réorchestré ou non c’est pas mon truc non plus).

Reno rejoint Jenifer, ils nous parlent ensemble de l’expérience The Voice de la belle qui a craqué pour une personne de son équipe qui elle l’espère fera une grande carrière. Et non ils ne parlent pas de son finaliste Olympe mais d’Anthony Touma son demi finaliste (alors pourquoi l’avoir flingué en demi, et l’empêcher d’aller au bout hein ? fin bref). Sur scène nous rejoint donc Anthony Touma, un jeune interprète qui a « juste » un p*tain de talent. Très joli cadeau d’anniversaire de Scoop que de lui donner sa première scène live post The Voice. Celui-ci s’avance tout timide et s’installe derrière son clavier. Il s’excuse de n’avoir pas de titres à lui et de ne proposer que des reprises.

(c) RadioScoop

Il nous interprète donc Stay de Rihanna et When I was your men de Bruno Mars. Autant dire qu’avec son clavier et sa voix, Anthony Touma calme « juste » la salle. Ce mec là a juste un talent de dingue, une voix de dingue. Manque plus que ses propres titres pour s’envoler comme il se doit, mais ce mec là était « The Voice ». Pfiou quel talent, on en redemande mais il est déjà parti. Bien trop court, mais merci Scoop de la surprise.

La dernière ligne droite est atteinte quand se présente à nous Christophe Maé. Et là c’est pire que pour Matt Pokora. Des personnes se précipitent (en nous bousculant bien au passage merci-_-) sur le devant de la scène pour voir le bonhomme de plus près et l’accueillir avec des voix trèèèès aiguës (après tout il y a eu une période Patriiiiiiiick, il y a désormais une période Chriiiiiiiiiiiiistophe). Ceux qui me connaissent bien savent que j’aime énormément celui-ci depuis de nombreuses années (le Roi Soleil, puis un concert de chaque tournée), que je collectionne ses albums (enfin le dernier je ne l’ai pas encore pris pour le moment), bref que je peux être affilié à ce qu’on appelle une « fan » (*pleure de honte*). Celui-ci réserve donc à Scoop la primeur de son tout premier live depuis sa dernière tournée qui a eu lieu il y a des lustres déjà. Il nous interprète son titre Tombé Sous le Charme aux relents so US. Autant j’aime le titre audio, autant là j’ai pas pigé, sur les 3/4 du titre je ne reconnais pas sa voix que je trouve juste affreusement pas comme il faut. Limite audible. Comme à son habitude il fait le show, mais la voix n’est pas là WTF ? Sur le titre suivant ça semble revenir à la normale avec On s’attache remaniée de belle manière et qui fonctionne à merveille, là je retrouve l’artiste qui me plaît.

(c)RadioScoop

On termine la soirée sur le titre Je veux du bonheur. Bon on va y aller franco, le titre passe pas mal, mais alors le gimmick je veux de l’amour, de la joie, de la bonne humeur, je veux du bonheur répété une dizaine/quinzaine de fois c’est juste fatiguant. Puis ça m’est revenu à la seconde répétition des termes, euh monsieur tu n’aurais pas « juste » copié l’enchainement de Zaz en squizzant que c’est pas notre argent qui fera ton bonheur ???

Alors soit j’étais pas dans de  bonnes dispositions (mal aux pieds, chaud, personne à ma droite qui me mettait des coups de sac toutes les dix secondes et me donnait des envies de coup de pied balayette retournée), soit C. Maé n’a pas été au meilleur de sa forme, doublé de deux notes carrément canardesques en fin d’un de ses titres. Bref moyennement convaincu, il a déjà fait beauuucoup mieux. Mais bon, je ne lui en tiens par rigueur, juste parce qu’il me fait voyager de l’autre côté de l’Atlantique à chacun de ses nouveaux morceaux et vu le temps ce n’est pas de refus.

La soirée s’achève sur ce titre, et nous partons rapidement rejoindre la voiture que nous avions garée assez loin. La soirée a été plus que bonne et il y a eu de notre avis commun moins de choses inaudibles que l’année dernière qui avait la quantité mais pas forcément la qualité. Cette fois-ci le concert était moins démesuré mais il était fait dans une salle à taille humaine, avec une qualité d’écoute juste fantastique vis à vis de la Halle (même si j’ai entendu mieux ailleurs), des jeux de lumières vraiment excellents et des artistes pour la plupart au top que je verrais avec plaisir par la suite sur Lyon ou ailleurs.

Bref on ne retient que du bon de cette soirée, et on espère être de nouveau de la partie l’année prochaine !
–Edit du 24 Mai 2013 —

Vous pouvez retrouver toutes les vidéos du concert ici : http://www.radioscoop.com/reportages.php?id=80197&z=fb

Après avoir vu deux/trois titres du Lyonnais au cours du foot concert et aux 30 ans de Radio Scoop je m’étais promis de venir assister à son concert solo, tout du moins au premier qui se présenterais sur ma route suite à ceux-ci. Ce fût chose faite quand une date fût débloquée au niveau du Transbo fin de l’année dernière pour une date courant avril.

Ce soir nous avons donc (enfin!) pu voir notre représentant sur la (petite) scène du Transbordeur. Arrivés 45 min avant le début du concert, nous trouvons une place pour se garer au parking du Transbo (première fois que ça m’arrive pas super bon signe). Nous rentrons de suite, et je me rends compte que le concert à lieu dans la première salle où se trouve le bar. Il y a quelques années de cela j’avais pu voir le concert de C. Maé dans la seconde bien plus grande (et confortable accessoirement vu la présence de gradins).

Après avoir fait un tour des escaliers et de la fosse nous trouvons rapidement une place sur l’escalier inférieur avec une vue dégagée sur la scène. Nickel Chrome..

Le concert commence après une grosse heure d’attente, comme tout bon artiste, le sieur se fait désirer et pointe le bout de son nez à 20h30 au lieu des 20h indiqués sur les billets.

S’ensuit pendant près d’une heure trente, tout un panel de ses chansons, que ce soit du premier ou du second album qui vient juste de sortir. Complètement néophyte des titres (ne possédant pas encore les albums), je n’ai entendu pour le moment que 4 ou 5 titres parmi ses plus connus.

Que dire de ces une heure trente ? Interminable, pathétique à souhait ? Oh come on, I’m kidding!!! En l’espace d’une demi minute du premier titre, Mickaël Miro nous transporte dans son Univers avec ses musiciens et nous tiens, et ce jusqu’au bout du concert. Il arrive à nous filer les frissons sur ses titres les plus calmes (notamment celle sur son père), nous fait trépigner et hurler sur l’Horloge tourne (dam dam déeooooooooo), nous fait danser sur le Mendiant de l’amour (et pour nous faire ne serait ce que lever un petit doigt sur cette chanson là en question faut y aller fort hein), et me fait pleurer de désespoir avant les rappels voyant qu’il n’a pas encore fait ma préférée qui risque de passer à l’as : Ma scandaleuse. Fort heureusement celle-ci est faite lors du 1er rappel.

La salle, bien que loin d’être remplie, est transportée, les gens sont à fond et ça fait plaisir vu de derrière. Mention spécial au « ballon à sourires » qui nous permet également de découvrir la présence de Monsieur Mickael Jones dans la salle.

Le concert se finit bien trop tôt, on en aurait bien profité encore une heure ou deux de la gouaille du gone, de sa voix entraînante et de ses musiciens à fond.

Nous partons rapidement après la fin du concert, ne voulant pas bouchonner (et l’estomac criant famine), des acouphènes plein les oreilles, la voix en vrac, un tour de dos en prime (merci la position inconfortable sur les marches) mais avec le sourire collé un temps sur nos visages.

Une chose est certaine, nous reviendrons à la prochaine date Lyonnaise (ou non) de Mr Miro, ses deux albums vont bientôt garnir ma cdthèque et ses titres feront assurément partie de la playlist qui nous accompagnera au Far West cet été !