Category: 2. Au Nord d’Orlando


Après une grosse heure et demi de route le long de l’Atlantique nous reconnaissons les premiers symboles de Cap Canaveral puis de Cocoa Beach. Les panneaux indiquant la base de lancement spatial et le Kennedy Space Center se succèdent. Pour le moment nous ne savons pas encore si nous ferons celui-ci après la croisière. C’est une des parties du road trip qui n’est pas fixe, ne connaissant pas notre état de fatigue après quatre jours en mer.

Nous arrivons enfin sur Cocoa Beach à la tombée de la nuit après une grosse journée de visites là où les magasins de surf sont légions. Les couleurs sont omniprésentes, on voit clairement qu’on est entrés dans une partie différente des USA, plus fun, plus cool, plus jeune… On retrouvera cette ambiance plus tard dans les Keys.

Comme pour St Augustine nous nous plantons d’hôtel au départ (on dit jamais deux sans trois) et fort heureusement vu l’état de celui-ci. Nous refarfouillons nos papiers et prenons ce coup-ci la bonne direction. Après quelques détours nous voici à La Quinta Inn & Suites Cocoa Beach Oceanfront.

La Quinta Inn & Suites Cocoa Beach Oceanfront

Nous sommes accueillis par un homme très charmant (très surfer like à la cool) qui nous attribue rapidement une chambre après les banalités obligatoires sur notre voyage et ce que nous faisons dans le coin. Notre chambre est située au premier étages, munis de nos kilos de bagages, nous nous orientons vers celle-ci. Nous passons la carte magnétique ouvrons la porte…. Tiens la lumière est allumée, ça sent fort la cigarette (super l’établissement non fumeur) les lits ne sont pas faits.. Mais attends là ce sont des chaussures ??? Mais la chambre est occupée en fait !! argggg… nous refermons doucement la porte avant de tomber sur l’occupant des lieux. Nous redescendons en quatrième vitesse expliquer au surfeur que sa chambre ben y’a quelqu’un dedans quoi… Celui-ci est très étonné et surtout très mécontent (il y en a un qui va passer un sale quart d’heure derrière). Il nous attribue pour s’excuser une de ses meilleures chambres (en espérant que celle-ci soit vide -_-). Nous repartons et tombons effectivement sur une chambre vide (ouf) et très jolie avec une vue magnifique sur l’océan et l’espèce de jetée en bois. La chambre est vaste, la salle de bain propre.

Tout est nickel, à un léger détail près quelques petits insectes qui se baladent du côté du cro-ondes et de la salle de bains. Nous vérifions les matelas des deux lits et les draps, RAS donc ce sont pas les saloperies qui envahissent les USA : les bed bugs. Jerem’ qui est fan de tout ce qui est petit & à pattes s’enduira tout de même de la tête au pieds d’anti insectes avant de se coucher. Les lits sont hyper confortables, l’écran plat n’est pas négligeable, bref nous passons une excellente nuit. Le lendemain matin réveil programmé à 9h pour pouvoir prendre un petit déj, se balader sur la plage de Cocoa Beach avant de faire notre « croisière s’amuse ».

Nous nous réveillons à l’heure et de bonne humeur, prenons un moment sur notre magnifique terrasse vue mer, descendons avaler deux trois petits trucs (le petit déj’ de l’hôtel est loin d’être merveilleux), bouclons les bagages et hop dans la voiture, puis une bonne ballade au bord de l’Océan à la fraîche (et sous un temps maussade).

Prix :   82 €

Points + : situation, taille, modernité et propreté de la chambre, magnifique vue sur l’Océan, gentillesse du personnel

Points – : petites bestioles, le petit déj’ pas terrible du tout

Note : 7,5/10

Nous foulons des pieds la mythique plage de Cocoa Beach, malheureusement peu de surfers mais un très joli coin à visiter.

Après cette promenade rafraîchissante nous reprenons notre voiture direction Cape Canaveral pour embarquer sur le Disney Dreams direction notre croisière dans les Bahamas qui se révèlera être la plus belle expérience de nos vacances *_*

A suivre…

Sur notre route direction Cape Canaveral nous avons pris le parti d’aller prendre le soleil aux détours des plages de Daytona Beach mondialement connu pour son circuit automobile et ses plages accessibles aux voitures. Après un arrêt Burger King (il y en a pas en France donc on a fait honneur à la marque aux US) pour prendre quelques trucs à manger, nous avons rejoins les plages de Daytona Beach quelques minutes plus tard en passant par de superbes maisons dont on espère même pas pouvoir y vivre un jour à moins de gagner à l’Euromillions.

Après avoir trouvé un parking (payant) qui nous permet de nous garer en bord d’Océan, nous rejoignons des tables de pique nique pour manger rapidement. Puis nous partons à la découverte de l’immense plage de sable fin, dotée d’une jetée, de postes de surveillance à la « Alerte à Malibu » et de gens qui se baladent en voiture sur la plage comme certains baladent leur animal ou leur mari.

Malgré les fortes bourrasques de vent (on est pas dépaysés de la France qui a la même chose sur la côte Atlantique elle aussi), nous décidons d’emprunter la jetée (ça mouille guère), mais alors pas facile du tout et d’avancer et d’avoir des prises de vue sympa et correctes. Enfin nous ne sommes pas les seuls à galérer, quand on voit les pauvres piafs qui ont du mal à tenir sous les bourrasques.

Le vent commençant un peu à nous taper sur le système mais n’ayant pas envie de reprendre si vite la route direction Cape Canaveral, nous repartons par le parking pour partir à la recherche de l’énorme phare rouge que l’on voyait de la plage. Pour se faire nous passons dans un petit lotissement de maisons calmes et arborées (on se fait discret on sait jamais on détonne un peu, en gros on fait bien touristes). Au bout d’un bon moment nous tombons enfin sur le phare, le temps de faire quelques clichés et nous repartons chercher la voiture, pour nous rendre à Cape Canaveral histoire d’arriver avant la nuit.

Sur la route nous croisons quelque chose qui nous fait penser qu’on quitte Daytona mais pas un de ses symboles tout de suite…

En route pour Cap Canaveral et demain nous embarquons sur la Disney Cruise Line *_*..

La ville de Saint Augustine est la plus ancienne ville des Etats-Unis. Elle se situe entre deux rivières, la rivière Matanzas et la rivière San Sebastian et est toute proche de l’Océan. Comme le laissent présager  le nom de ces rivières et nombre de noms de bâtiments anciens ainsi que nombre de rues, la ville a été fondée par les colons espagnols en 1565 (ils ont délogé les Français qui y avaient créé un poste car pour eux nos compatriotes étaient trop proches de leurs autres colonies). Pour rappel Colomb a découvert les Amériques une nuit d’octobre 1492.

Passé ces considérations que trouve-t-on à Saint Augustine ? Plein de bâtiments très anciens et très beaux à forte connotation espagnole pour certain mais également toute une partie hyper commerciale (trop ?) orienté « ville la plus ancienne blablabla » et son lot d’objets kitchissime. Son statut de ville très touristique fait que pas un parking à la ronde n’est gratuit et autant dire que vous laisserez un rein pour une journée de parking (qui au final s’est transformé pour nous en demi-journée).

Garé au parking couvert près du visitor center nous partons à la découverte de la ville qui se révèlera finalement très jolie et sympathique mais à certains endroits écrasante au niveau température (allée peu larges + pierre/béton sur sol et mur + soleil de midi = attention aux insolations).

* Castillo San Marcos

Nous commençons par le Castillo San Marcos qui se situe au bord de la rivière Matanzas.Plus ancien fort des Etats-Unis il a été édifié entre 1672 et 1695 par les Espagnols. C’est un monument national depuis 1924. Sa situation géographique privilégiée en fait un cadre très joli pour les photos. L’entrée à 7$/p après la douche froide du parking nous dissuade cependant d’y rentrer. Nous profiterons tout de même de son extérieur qui nous donne des points de vue très sympas.

Nous revenons un peu sur nos pas pour prendre la St Georges Street sur laquelle on retrouve nombre d »Oldest […] ». A commencer par la Oldest Wooden Schoolhouse of United States.

* Oldest Wooden Schoolhouse of United States

Construite au 14 St Georges Street, la date exacte de sa construction est inconnue, mais elle figure pour la première fois dans un registre de taxe en 1716, sachant qu’aucun bâtiment en bois ne peux dater d’avant 1702, date à laquelle les Britanniques ont brûlé la ville pour essayer de déloger les espagnols. La chaîne que l’on voit sur celle-ci a été posée début XX ème siècle afin d’éviter qu’un ouragan ne la transforme en maison de « Là-haut » (qu’elle s’envole quoi). Construite en cyprès de Louisiane et cèdre rouge, elle a subit une réfection récente de son toit. La salle de classe était située en bas, tandis qu’au premier étage on retrouve le lieu de vie du maître et de sa famille (sachant que la cuisine était isolée dans un autre bâtiment pour éviter les départs de feu). Il est possible de la visiter en tour guidé tous les jours de 9h à 17h pour un prix de 4$50/p. Jérém’ ne voulant pas faire un remake de la petite maison dans la prairie nous avançons le long de St Georges Street sans la visiter.

Roue à aube dans le St Augustine historique

Quand l’attrape touriste envahit l’histoire

Plus nous remontons St Georges Street plus les anciens bâtiments historiques cèdent la place aux commerces douteux mais une fois ceux-ci passés nous tombons sur des parties plus arborées de la ville.

Au bout de St Georges Street nous tombons sur des bijoux de l’architecture espagnole.

* Cathedral Basilica (au premier plan de la photo)

Construite entre 1793 et 1797, elle est entrée au patrimoine national en 1970. Son histoire est originale dans le sens où depuis la fondation de la ville, les espagnols ont montés les unes après les autres plusieurs cathédrales qui ont été détruites les unes après les autres par les flammes. En 1586, tentative de Sir Francis Drake de colonisation et incendie au passage de la première cathédrale. En 1599 un incendie naturel détruit la seconde et la troisième est incendiée en 1702 par les anglicans (cette cathédrale commençait cependant à se délabrer faute d’entretien et de moyens de la population) dans leur tentative de faire tomber la ville dans le girons des anglais. Pendant 90 ans aucune reconstruction ne fut mise en place, malgré l’envoi d’argent du roi (qui servit en réalité à la survie des habitants). Entre 1763 et 1784 la Floride entre dans le giron anglais et le projet de cathédrale est abandonné temporairement. En 1786 quand l’Espagne reprend le contrôle de la Floride, la priorité est mise sur la reconstruction de la Cathédrale. La Cathédrale telle qu’on la voit aujourd’hui à St Augustine commencera à être construite en 1793.

Le bâtiment rouge et blanc que l’on voit à l’arrière ne dépend pas de la cathédrale et se trouve être une banque (wells fargo bank).

Nous reprenons notre visite de la ville en passant devant le Flagler College qui est l’image même que l’on peut se faire d’un campus américain dans les séries TV.

* Flagler College

Henry Morrisson Flagler à l’entrée du campus

Le Flagler College est une université d’arts libéraux fondée en 1968.  D’une surface de 77 000 m², le bâtiment principal de celle-ci (Ponce de Leon Hall) se trouve être un ancien hôtel de luxe inscrit au patrimoine national et bâti en 1888 par John Carrere et Thomas Hastings sur demande de Henry Morrisson Flagler (tiens tiens voilà l’origine du nom de l’Université). J’aurais beaucoup aimé découvrir ces bâtiments mais je n’ai pas osé (pas sûr que ce soit autorisé). Mais en tout cas de l’extérieur il en impose. C’est vraiment le genre de lieu où il doit être super sympa d’étudier.

Le Gymnase et l’Auditorium sont situés à quelques pâtés de maisons des bâtiments principaux.

A proximité du Flagler College (enfin proximité, juste de l’autre côté de la rue) se situe le Lightner Museum.

* Lightner Museum

Ce musée est composé notamment d’antiquité américaines victoriennes. Le musée occupe comme le Flagler College un ancien hôtel inspirée de la Renaissance Espagnole. Histoire d’être original, cet hôtel  a été commandé par tataaam Henri Flagler aux mêmes architectes Hastings et Carrère  en 1887 et nommé Hotel Alcazar et . Comme son frère, il est entré au patrimoine national. Ces bâtiments sont parmi les premiers à être en béton coulé (hé oui encore un coup de la malédiction des « Oldest » de la ville). En 1932, l’hôtel ferme ses portes. En 1946  Otto C. Lightner un éditeur de Chicago le rachète pour y mettre sa collection d’objets victoriens et le transforme en musée qui ouvre ses portes deux ans plus tard. Il cède le musée quelques années plus tard à la ville de St Augustine.

Ouvert de 9h à 17h (dernière entrée à 16h). 10$/adulte.

Juste à côté du Lightner Museum se trouve un bâtiment qui nous donne l’impression totale d’être à l’hôtel Castillo d’Europa Park.

* Villa Zorayda

Connue également sous le nom de Castle Zoraida (château Zoraida), ce bâtiment atypique construit en 1883 s’inspire du palais hispano mauresque construit à Grenade : l’Alhambra. L’excentrique millionnaire Franklin W. Smith, impressionnée par sa visite du palais original à Grenade en est le commanditaire. En 1993 elle entre au patrimoine national historique.

Franklin est le premier (donc Oldest) à se lancer dans le béton coulé (suivi de près par son futur voisin Flagler). Il fait de la Villa Zorayda sa maison d’hiver et est le premier bâtiment à réintroduire l’architecture hispanique dans la plus ancienne colonie espagnole de Floride. Cette villa est considérée comme le premier exemple d’architecture thématique en Floride et donc en quelques sorte la grande sœur du futur Walt Disney World (quand je vous dis que ça ressemble à EuropaPark j’en suis pas loin :P)

En 1913 la villa est achetée par Abraham S. Mussallem. En 1922 elle devient un nightclub puis un casino avant de fermer en 1925 quand la Floride interdit les jeux d’argent. En 1936, elle réouvre ses portes en tant que château Zorayda pour les touristes, avec en son sein des objets correspondant à l’architecture de la villa. Elle a été rénovée complètement récemment et désormais peut être visitée en tour guidée.

Visite possible de 10h à 17h (dernier départ à 16h30).

La visite avec guide audio en français est à 10$/adulte.

Un autre bâtiment commandité par Smith se situe à proximité de la Villa Zoraïda.

* Casa Monica

Cet hôtel est l’un des plus anciens des Etats-Unis. Ouvert en 1888 par Smith, ce bâtiment comme pour la villa Zorayda est d’inspiration hyspano-mauresque. Suite à des soucis financiers, Smith le revend à Flagler qui le renomme en Cordova Hotel et y construit un pont afin de le relier à un des hôtels qu’il a construit : l’Alcazar. En 1932, l’hôtel est fermé et en 1945 le pont est supprimé. Après avoir été utilisé pour diverses tâches publiques, il subit un vaste programme de rénovation afin de redevenir un hôtel. Il réouvre fin 1999  sous son premier nom Casa Monica Hotel et devient le seul hôtel de St Augustine a être pourvu de la distinction prestigieuse AAA’s Four-Diamond award.

Par la suite nous nous enfonçons dans une partie moins touristique de la ville (moins en moins de monde) et plus en plus de bâtisses charmantes typiquement américaines. Avant celles-ci nous tombons encore ! sur une ou deux oldest…

* Fernandez Llambias House

Cette maison, construite en 1763,  a été reconnue comme une structure coloniale originale par la ville de St Augustine. En avril 1970 elle est entrée elle aussi au patrimoine national historique. Certes c’est historique mais de mon propre avis, c’est moche !

Une un peu moins laide et toute aussi historique, voici la Tovar House.

* Tovar House

Maison d’un fantassin en 1763, le site et la taille de cette maison sont restés inchangés durant la colonisation anglaise, quand John Johnson (l’originalité des parernts !) un marchand Ecossais a vécu dedans.  Au retour des Espagnols en 1784, Jose Coruna, un expatrié des Canaries avec sa famille et Tomas Carabello un assistant chirurgien ont occupé la maison. Geronimo Alvarez rachète la propriété en 1791. Elle reste dans la famille jusqu’en 1871. L’un des derniers occupants de la maison est un général de la guerre civile américaine Martin D. Hardin, USA. The Tovar House a ppartient St. Augustine Historical Society depuis 1918. Bref hormis l’ancienneté de la maison (et la maison plus sympa que celle du dessus) rien de bien excitant.

Nous passons donc devant des maisons typique américaine. Purée on se croirait limite devant le manoir de Charmed et je m’attends à voir débouler Piper, Paige ou Phoebe au détour d’une rue.

Nous retrouvons après cette  ballade dans la ville la rivière et nous décidons de la longer pour essayer de retrouver notre chemin (l’idéal étant de trouver le Castillo de san Marcos.. nous perdus ? JAMAIS !)

* Statut Ponce De Leon

En chemin, nous retrouvons la statut de Ponce De Leon. Qui ça ? C’est un conquistador espagnol qui a découvert la Floride en 1513. Merci à lui ^^

Après presque 4h passées à arpenter les rues de St Augustine nous prenons le parti de quitter celle-ci pour pouvoir profiter des plages Atlantiques qui  nous attendent sur notre route en direction de Cape Canaveral (puis commence à faire faim!)

Bilan de St Augustine : ville très charmante si on évite les attrapes touristes, et vraiment de très belles surprises architecturales. Nous avons pris le parti de ne rien visiter mais ajouter la visite de la Villa Zorayda ou du Castillo de San Marcos peut être sympa (voir la oldest wooden Schoolhouse).