Category: Grande Boucle


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Reprise partielle de l’article d’il y a deux ans avec l’ajout de nombreux spots que nous avions fait en cours de séjour en 2013 mais également notre passage cette année dans la ville des Anges.

* Les Tops :

1/ Santa Monica Beach : plage de sable fin au bord du Pacifique, fin de la route 66, fête foraine mythique (vue dans de nombreux films). Lieu très fréquenté en été (bon certainement en hiver aussi) mais un super joli spot qu’on a beaucoup aimé parcourir.

Fin de la Route 66

Fin de la Route 66

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2/Griffith Observatory : une visite extrêmement intéressante des lieux dédiée à l’espace, très didactique, super bien fichu et compréhensible le tout situé sur les hauteurs de LA ce qui donne une vue magnifique. De jour superbe, de nuit ca doit être encore mieux, malheureusement faute de temps nous ne l’avons vu que de jour. Un must do à ne surtout pas louper.

 

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3/ Paramount Ranch : sur les hauteurs de Los Angeles, se trouve les lieux du tournage de la série TV Docteur Quinn Femme Médecin. Ceux-ci sont accessibles gratuitement et les bâtiments sont visitables sauf si un tournage est en cours (ce qui était notre cas). En tout cas ça fait très drôle de déambuler dans les rues poussiéreuses de Colorado Springs. Visite très rapide mais super sympa.

 

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4/ Mulholland Drive : tout le monde connait cette rue grâce au film, mais au détour d’une route grimpante, un point de vue magique sur la ville, notamment de nuit.

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5/ Beverly Hills :  un havre de paix, un calme olympien, de nombreuses maisons de charme, ça change des rues surchargées de Los Angeles. Point d’intérêt sympa : The Spadena House, la maison de sorcière plantée au milieu des maisons hyper classieuses.

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6/ Carroll Avenue : la rue des maisons victorienne à un charme fou, très calme, un peu dans le genre de Beverly Hills.. Bon nous y sommes passés juste dans l’idée de voir la maison des sœurs  Halliwell de la série Charmed que nous avons suivi assidûment pendant quelques années dans la trilogie du samedi.

7/ El Capitan Theater : Situé sur Hollywood Boulevard, c’est une petite pépite Disney. Magnifique théâtre (ou devrait on dire salle de cinéma à l’ancienne), il dépare vraiment sur le boulevard qui nous a laissé de marbre (cf. ci-après).

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8/ Walt Disney Concert Hall & Financial District : un petit passage rapide sur le chemin pour voir les buildings et le bâtiment très original du Concert Hall. Très sympa mais ne mérite pas le déplacement exprès.

* Les Flops :

1/ Le boulevard des stars : sale, mal fréquenté limite coupe gorge sans parler de l’odeur, certainement notre plus mauvaise expérience de nos deux séjours à LA. On y est passé car c’est mythique mais on y est pas resté très longtemps.

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2/ La ville de LA en général ne nous a pas beaucoup plu. Malgré des coins très sympas et jolis comme tout, le monde, la pollution, les bouchons et la ville n’ont que peu de charme. Comparée à d’autres grande villes américaines elle ne sort pas son épingle du jeu à moins d’aimer le bling bling.

Cet été, nous sommes donc partis à l’assaut du Grand Ouest Américain. Après plus de six mois de questionnement, de modifications de planning, d’écriture du roadbook de 97 pages, après en avoir rêvé, mangé, dormi, voilà le jour J qui arrive avec son lot de stress et de questionnement. Le voyage sera-t-il à la hauteur ? Pourrons-nous tout faire, tout voir ? Un grain de sable viendra-t-il se ficher dans notre mécanisme relativement bien rodé ? Arriverons-nous à avoir le train à 5h50 en gare Part-Dieu ?

C’est avec cette question là que nous nous endormons vers 2h du matin ce samedi 15 juin 2013. De très courtes heures de sommeil sont devant nous, avant de prendre la papamobile direction la Part-Dieu.

Comme toujours les préparatifs ont pris beaucoup de retard et tout a été fait plus qu’à la dernière minute (surtout que ce coup-ci ayant eu des concours jusqu’au vendredi, mon esprit était pas mal occupé ailleurs), avec le secret espoir de ne rien avoir oublié d’important. Les valises sont bouclées au minimum de poids possible. Enfin si tant est que ce soit possible, entre le matos de camping qui fait pas loin de 10kg, les médocs qui donnent l’impression de balader une pharmacie complète, les vêtements couvrant pas loin des 4 saisons (il faut ce qu’il faut, dans certains coins les températures devraient pas dépasser les 10°C au matin), les dizaines de confirmations de réservation (surtout ne pas oublier Alcatraz et Disney sinon je me fais lyncher). Une fois tout  jeté rangé dans la valise, l’appart ayant repris une forme à peu près d’appart normal et non de squat, nous nous écroulons épuisés sur notre lit.

Le réveil sonne comme toujours, tôt, bien trop tôt. L’excitation ne permet pas de surmonter à ce moment là l’épuisement issu de la dernière quinzaine. Mais bon quand il faut, il faut. Armés de nos 4 valises presque vides, nous nous dirigeons vers la gare de la Part Dieu. Je flippe tout du long de voir l’heure défiler bien trop vite (quelle idée de partir à 5h aussi), nous arrivons 25 min avant le départ du train au comptoir railair. Comme toujours il y a une seule personne devant l’unique guichet et qui joue le client bien lourdeau, du coup on perd un temps fou et l’espoir d’avoir le train commence à disparaître dans mon esprit pour faire face à la crise d’hystérie ultime « mais il va le dégager ce gros lourd! on a un train et un avion à prendre bordel!!! » Finalement nous rentrons en possession de nos billets et courons à l’assaut du quai pour attendre bien sagement le train qui n’est pas encore en gare.Une fois celui-ci arrivé nous casons tant bien que mal -sous l’oeil ahuri des autres passagers- nos énormes valises bien vides dans le compartiment, et c’est parti pour deux heures de train sommeil, tout juste dérangés par un contrôleur.

Nous passons Marne-la-Vallée (avec un Jerem’ qui ose quand même un « vient on descend on va faire un tour à Disney », qu’il ravale vite devant mon air furax… Nan mais dans 24h on est à Disneyland Resort California et il ose vouloir descendre ici nanmého n’importe nawak -_-), et descendons en gare de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle (CDG pour les intimes)…

Après l’habituel jeu de piste à l’aéroport (et le double plantage de comptoir, ben ouais à CDG y’a pas une mais trois lignes de comptoirs Air France et forcément le premier ne correspond pas aux vols internationaux et c’est tellement super bien précisé…). Fin bref, nous nous enregistrons nous et nos bagages (et zieutons qu’il reste « que » 16 kg de disponibles sur nos deux valises pour nos futurs craquages), les laissons partir pour leur soute et direction la fouille… Instant super sympa (kof) quand un des contrôleurs nous fait vider entièrement notre mini valise remplie de câbles et de bouquins sous le rire amusé de son collègue qui lui certifie qu’il y a rien du tout dans notre valise. Le temps de tout déballer et taper la causette sur notre destination de voyage (ben oui les deux routards « Parcs Nationaux » et « Californie » nous ont légèrement cramés), nous pouvons enfin tout récupérer pour rejoindre l’espace Duty Free fauteuils=relax=dodo.

Notre magnifique A380 nous attends patiemment et nous montons à l’heure (ouahh) dans celui-ci pour de looongues heures de vol à destination de LAX (Los Angeles International Airport pour les non habitués).

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Le vol se passe relativement calmement entre matage de film-à-la-con (de mémoire : Warm Bodie, un twilight à la sauce zombie en doublage canadien de pas très grande fraicheur, un monde d’Oz qui m’aura fait subir un triple endormissement au bout de 10 min de film à chaque fois), gavage type oie avec de la nourriture Air France pas mauvaise, grosses pauses dodo et quelques supers clichés en direct du Groenland (ben ouais tant qu’à faire…)

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Groenland vu du dessus.

Nous atterrissons dans les temps, mais restons bloqués dans l’avion pour une raison inconnue. Nous passons le temps à discuter avec une très sympathique hôtesse de l’air. Enfin les portes s’ouvrent « yeahhh here we are in US »…

Enfin l’euphorie est de courte durée, le flux de passagers se dirige droit sur l’immigration et la partie de plaisir du séjour. La gestion LAX-ienne étant pourrite au possible, on dirait que 6 gros porteurs ont déchargé en même temps. Des vigiles/gardes/on sait pas trop quoi nous gueulent dessus pour nous orienter vers le B, finalement non c’est mieux le A, mais non vous foutez quoi là c’est au C qu’il faut aller… Après 3 aller-retours, nous nous calons enfin sur notre ligne et commençons la queue la plus longue du séjour (ouais même à Disneyland derrière y’aura moins d’attente). Nous avançons au rythme d’une tortue rhumatisante que l’on aurait lestée de quelques kilos de caillasse. Enfin nous passons ensemble devant l’officier de l’immigration. Passeports, deux questions, main gauche, pouce gauche, main droite, pouce droit, on enlève les lunettes, on fait le plus bôô cheese de notre vie, tampon sur le passeport, merci, au revoir.

Nous récupérons enfin nos grosses valises qui ont été stockées depuis un moment entre l’immigration et la douane. Le passage de la douane est une vaste comédie, nous regardons de gauche et de droite, un officier est là mais semble se contreficher total du flux qui passe devant lui. Pas de contrôle, pas de récupération de petit papier bleu, bref on se demande limite si un bureau nous attend pas plus loin. Ce qui ne s’avèrera pas être le cas.

Nous trouvons rapidement la zone pour récupérer la navette direction la location Alamo. Pour la trouver rapidement pas de souci, pour monter dedans faut avoir fait maths sup, maths spé pour piger l’organisation. 5/6 navettes Alamo nous passent devant, certaines ne s »arrêtent pas, d’autres s’arrêtent 3 mètres plus loin que la précédente, d’autres refusent de prendre qui que ce soit. Il fait une chaleur d’enfer, une odeur d’horreur (vivent les pots d’échappement). Fort heureusement la sixième consent à nous accueillir dans un espace climatisé.

Première surprise une fois montée à bord, le stand Alamo se trouve à perpet’ de l’aéroport, il faut un bon quart d’heure pour le rejoindre en navette (pour ceux qui auraient dans l’idée de récupérer leur voiture à pied). Seconde mauvaise surprise, la personne à l’entrée nous dirige vers les bornes de « retrait automatique » pour faciliter les démarches. Notre réservation n’apparaît pas.. Sueurs froides. De nouveau on fait une file d’attente, interminable avec tout notre attirail et l’on tombe à un guichet où l’on nous retrouve facilement. La personne ne nous fait aucune vente forcée, tout est vite réglé et on nous oriente vers le parking des Mid-SUV. Mid-SUV, Mid-SUV c’est vite dit. Avec un couple d’autres français nous nous trouvons dans la jungle des voitures à la recherche de Mid-SUV qui n’existent pas le moins du monde. Moderate, non ça ne correspond pas… SUV euh on a pas du tout réservé ça, on veut pas non plus payer plus. Partis à la pêche aux infos, il se trouve que Mid SUV n’existe pas sur ce stand Alamo et donc un joli upgrade en SUV tout court. A nous la choliie Chevrolet Captiva bleue azur ! Autant dire que Jerem’ blêmit devant la taille de l’engin, mais y’a pas moyen il conduit, jamais de la vie je conduis en ville et surtout avec quelque chose d’aussi grand. Après l’avoir bien prise en main, direction Santa Monica Beach, avec pas mal d’heure de retard sur le planning.. Le temps de brancher le GPS qui semble ne vouloir en faire qu’à sa tête…

Nous faisons ainsi connaissance avec la ville de Los Angeles et sa si appréciable circulation de samedi en milieu d’après-midi. En schématisant.. C’est la m*rde. Du monde de partout, des bouchons, un GPS qui est incapable d’indiquer quand il faut tourner (enfin si 3 mètres après l’intersection), une vraie partie de plaisir. En chemin, nous faisons un arrêt « grande surface » pour acheter de quoi boire et manger pour les jours qui arrivent car il commence à faire grandement soif (et bam premier retrait de nos premiers $$$). Nous reprenons la route de Santa Monica.

Non sans mal nous arrivons au parking et ses 90 min free que j’avais repéré auparavant sur le net. Nous laissons la Chevrolet et partons appareil photo à la main découvrir Santa Monica Beach et l’Océan Pacifique !!

Après une courte marche, nous rejoignons la fin officielle de la Route 66 que nous parcourons d’ici quelques jours. Derrière ce panneau, se trouve le Pier très connu (notamment par les adeptes de séries TV) où l’on retrouve la fameuse fête foraine.

Fin de la Route 66

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Après une immersion au cœur de celle-ci et devant l’afflux de touristes, nous regagnons la plage afin de prendre un peu le bon air océanique. Et réalisons par la même un cliché des fameuses cabines des sauveteurs..

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Nos 90 minutes imparties passent très vite (surtout qu’il nous faut regrimper la jolie butte descendue précédemment pour rejoindre le pier).  En chemin, nous parcourons une rue piétonne très animée et très très sympa, et retrouvons rapidement notre voiture, direction.. hum.. allez Beverly Hills. Premier changement de programme sur le roadtrip, vu l’heure avancée, le cumul de Griffith Observatory/Beverly Hills/Mulholland Drive est impossible à tenir, nous annulons donc l’observatoire et tenterons de caler le coucher de soleil à Mulholland Drive.

Après quelques dizaines de minutes de bouchons  trajet, nous arrivons donc dans le quartier de Beverly Hills, un havre de paix, un calme olympien, de nombreuses maisons de charme, ça change des rues surchargées que nous avons fréquentées jusque là. Nous trouvons rapidement le point de chute défini : The Spadena House, la maison de sorcière plantée au milieu des maisons hyper classieuses.

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Autant dire que j’ai vraiment beaucoup aimé. Surtout qu’elle tombe là comme un cheveu sur la soupe. Un groupe de jeune touristes nous demande si nous savons ce qu’est cette maison.. Malheureusement notre anglais à ce moment là est parti se faire bronzer au Caraïbes, donc nous optons pour la solution de facilité ‘I don’t know, sorry’.

Nous ne trainons pas trop dans le quartier (en effet pas mal de panneau « quartier surveillé par caméra » nous font craindre un débarquement massif de policiers, ça nous apprendra à regarder Pékin Express aux USA avant le départ tiens), et nous dirigeons vers Mulholland Drive. Le coucher de soleil semble bien cramé vu les bouchons m’enfin nous verrons la ville de nuit.

Quelques longuuues minutes de route plus loin (qui nous aurons vu passer par Hollywood Boulevard ‘tiens c’est ça le boulevard des stars? c’est affreux! »), nous rejoignons à la nuit tombée le point de vue situé sur Mulholland Drive. Pas de bol le parking est blindé. Un panneau sur le bord de la route semble indiquer la possibilité de se garer. Je le scrute attentivement (ayant en mémoire des trip reports où des français se sont pris une prune car garés au mauvais moment de la journée sur le mauvais côté de la route) et voit qu’on peut rester sur le bas côté jusqu’à 10 pm. Nous laissons donc la voiture (nous avons devant nous une bonne trentaine de minutes pour contempler la vue sur la ville) et rejoignons le point de vue à pied et au froid (la température est descendue sévère, et les vestes nous manquent pas mal, mais flemme de les sortir du fin fond des valises). Autant dire que la vue nous laisse sur le c*l. Nous partons chercher la caméra et restons de longue minutes à contempler le panorama, avec au passage un fond sonore agréable d’un concert se déroulant à nos pieds.

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Nous reprenons la voiture après 10h (la peur au ventre de s’être pris une prune mais non rien sur le pare brise, ça aurait été un peu con pour un premier jour), et rejoignons notre hôtel à proximité de Disneyland California Resort : le super 8 Near DCA (comme le nom est originallll). 1h30 de route au compteur sachant que nous sommes levés depuis près de 27h ça pique. Nous arrivons on ne sait par quel miracle à l’hôtel, prenons les clés de la chambre, déchargeons toute la voiture (ptainnn on est au second sans ascenseur), avalons vite fait des pâtes au fromage Monster University et nous écroulons de fatigue.. La nuit s’annonce courte, réveil programmé à 7h00…

En résumé :

Au programme : train – vol – récupération de la voiture – Santa Monica Beach – Spadena House – Mulholland Drive – Griffith Observatory – Transfert vers hotel

Ce que nous avons eu le temps de faire : train – vol – récupération de la voiture – courses – Santa Monica Beach – Spadena House – Mulholland Drive – Griffith Observatory – Transfert vers hôtel

Coup de cœur du jour : Santa Monica Beach, Mulholland Drive, Beverly Hills
Coup de gueule du jour : l’organisation à l’immigration + la bouffe trop copieuse d’Air France

@ suivre