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En cette froide soirée du Vendredi 13 Décembre 2013 (brrrr vendredi 13), Emmanuel Moire faisait salle comble ou presque pour son premier concert solo depuis 3 ans dans notre belle ville lyonnaise.

Appréciant le personnage depuis la première heure, découvert via le Roi Soleil où Christophe Maé explosait l’affiche aux dépends d’un Roi Soleil un peu plus discret, à l’univers bien moins affirmé, Emmanuel Moire sortait un premier album « La où je pars » composé en partie par lui. Succès mitigé, malgré un album pas mal.Par la suite, un autre album plus « électronique » L’Équilibre sort. Sur le coup je n’adhère pas du tout au projet, et m’éloigne un peu de l’artiste et du personnage.Je le retrouve malgré tout avec bonheur dans la tournée de Cabaret en 2012 dans le rôle qui fout les poils d’un Emcee plus vrais que nature. Cabaret est juste mon coup de cœur 2012 et Emmanuel Moire gagne ses lettres de noblesses pour ma part dans ce rôle. La suite le « commun des mortels » la connaît, une saison dans Danse avec les Stars avec la pétillante Fauve, un duo de fou (avec une prestation à pleurer sur Sois Tranquille), une victoire et un album « Le Chemin » lancé par « Beau Malheur » qui est juste un carton avec des titres porteurs, tous composés par Mr. Moire.

C’est portés par cette envie d’entendre enfin en live l’artiste que nous nous rendons à son concert. La salle est blindée et surchauffée à bloc. Pour tout dire l’ambiance est juste mortelle, nous n’avons jamais entendu ça en une trentaine de concerts (au bas mot). Le public est à fond dès le premier titre. Enfin ne dévoilons pas tout.

Le concert commence par une première partie « Sirius Plan » un trio de jeunes femmes très talentueuses, qui nous présentent 3 de leurs compositions et une reprise d’un des titres d’Emmanuel Moire. Très sympa, juste de quoi chauffer le public (enfin s’il y avait vraiment besoin). Les trois voix se marient à la perfection et l’utilisation de divers instruments est fort juste. Bref un gros plaisir à les entendre. Très bonne première partie (quand on sait parfois la « non qualité » de certaines premières parties).

Pendant « l’entracte » le public commence à taper dans les mains, les musiciens s’installent petit à petit. Grosse surprise un trio de cordes s’installe, suivit par les autres musiciens.

Le concert commence par les mélodies de 3 titres très connus d’Emmanuel Moire, les poils commencent à se dresser, silence d’outre tombe dans la salle. Juste magique. Qu’est ce que c’est beau avec des cordes. Les musiciens ont à peine le temps de faire les dernières notes que le public se déchaine. Une ambiance de fin de concert est déjà présent dans la salle, alors que l’artiste n’est pas encore sur scène. Il se présente enfin sur scène, et la foule se déchaine.

Pendant plus de deux heures nous retraçons tout le parcours musical d’Emmanuel Moire. Tour à tour facétieux dans son contact avec le public (et ses tentatives d’humour plus ou moins hasardeuses, mais toujours si touchantes), déchaîné sur ses titres électro-pop, intimiste (notamment avec le trio à cordes), entraînant le public sur ses titres les plus connus (Beau Malheur, être à la hauteur), cédant aux suppliques de celui-ci sur Mon essentiel, arrivant à faire observer un silence religieux sur des titres qui mettent juste les poils (Sois Tranquille) et nous donnant en guise de final un superbe titre en guitare voix (pas un bruit dans la salle alors que deux minutes avant il y avait un brouhaha à retourner la Bourse du Travail), Emmanuel Moire a su capter, captiver un public qui l’a porté de bout en bout.

Le concert commence par les titres du dernier album  « La Blessure », « Suffit mon amour » et « Venir voir ». Très bon pour entamer un concert. Pour ma part je découvre deux de ces trois titres, ayant préféré ne pas prendre l’album avant de découvrir les chansons en live. Et c’est juste une excellente entrée en matière.

Par la suite je découvre les titres « l’Adversaire »  et l' »Attraction » tous deux issus du second album (que de découvertes ce soir). Quelques secondes plus tard, une mélodie très connus commence à sonner dans la Bourse… Hé oui le premier titre qui nous a fait découvrir Emmanuel Moire en 2004 (presque 10 ans déjà) fait partie de la playlist de ce soir à mon plus grand bonheur… « Être à la hauteur » avec ces cordes que dire à part pfiiiiou c’est beau !!

Après avoir interprété le titre qui l’a révélé retour au single issu du second album « Sans dire un mot ». Quelques secondes plus tard Manu allume une lampion, il se rapproche du piano. Çà sent la partie acoustique  et certainement avec le titre du répertoire de l’artiste le plus à même de tirer les larmes à une assemblée déjà conquise. Et ça ne loupe pas, le silence religieux se fait et les premières notes de « Sois tranquille« , dédiée à son frère jumeau glissent doucement dans nos oreilles. Il ne faut pas plus d’un couplet pour nous achever et nous filer un vague à l’âme d’enfer. Le titre finit bien trop rapidement, mais s’enchaîne sur un « Beau Malheur » nécessaire pour remonter un public au top de l’émotion. La loupiote continue de trembloter sur le piano et je reste fixée dessus involontairement.

Les titres suivants défilent à la vitesse de l’éclair, « Ici Ailleurs« , « Adulte et Sexy« , « Ne s’aimer que la nuit » et « Quatre vies » qui semble marquer la fin du Rêve. Mais suite à une assemblée furieuse, Emmanuel Moire revient pour notre plus grand bonheur, et nous demande le titre que l’on aimerait qu’il fasse. Bien entendu, nombre réclament à corps et à cris « Mon essentiel » notamment un couple qui s’est marié sur ce titre. Quelques bons mots dessus plus tard, deux trois blagues, l’artiste nous fait un bout de refrain a capella.

Il prend alors une guitare pour nous faire un magnifique guitare-voix tout en douceur qui aura le mérite de scotcher le public à ses lèvres. La musique dure, dure mais pas suffisamment. Il est désormais temps à notre invité du soir de se retirer après les remerciements d’usage. Le public se retire à son tour, un grand sourire sur les lèvres, heureux d’avoir fait un bout de chemin avec cet Artiste, certes discret mais qui au final est époustouflant. De mémoire je n’ai jamais vu personne tenir un public de cette manière tout au long d’une soirée. Un magnifique souvenir.

Après ce concert d’éloges, y a t il un bémol à mettre à la soirée ? je n’en vois personnellement aucun, 2h de concert, plus d’une vingtaine de titres chantés, une ambiance énorme, des frissons, des rires, une personnalité accessible, il me manquait peut être juste un morceau de Cabaret qui m’avait conquise et une mini reprise de la chanson de l’album « We love Disney » sur laquelle il est juste magique. Mais bon ces bémols ne font aucunement le poids vis à vis de la prestation.

Notre seul regret ? Que le prochain concert soit déjà quasi plein, et qu’on ne puisse donc pas le faire faute d’avoir les places que nous désirons. Mais nous y retournerons !

Une fois n’est pas coutume, pour la seconde année consécutive pour être exacte, nous avons eu la chance de participer au concert gratuit organisé par Radio Scoop. Une grand merci aux détenteurs des entrées qui nous ont donné leur place, ne voulant pas s’y rendre. Après les 30 ans de Scoop organisés l’année dernière à la Halle Tony Garnier (et les moyens/artistes plus ou moins prestigieux associés), cette année le live se déroulait dans une salle plus reduite au Radiant-Bellevue de Caluire au dessus de la Saône. 2000 personnes étaient conviées au concert après avoir gagné leur billet en ligne, au téléphone ou être tombé par miracle sur la Scoopette qui roulait en ville accompagnée de son lot de billets bleus.
Lorgnant depuis un moment sur les artistes qui seraient présents, j’ai accueillit avec une grande joie le don de ces places et nous nous sommes donc précipités au Radiant-Bellevue (enfin précipités c’est vite dit nous sommes arrivés sur place à 20h30 pour un début de concert à 21h).

Première désillusion, l’accès au gradin est réservé aux billets spéciaux, donc fosse obligatoire. Une grande première pour nous qui sommes ardents défenseurs de la « position assise » lors des concerts. Fort heureusement, grâce à ce magnifique temps digne de Noé, je n’avais pas chaussé mes superbes escarpins top la classe avec 10 cm de talons et avait opté pour mes confortables bottes. Cette idée lumineuse m’ayant en effet sauvé de la double fracture de cheville carabinée à la rupture des ligaments croisés des genoux (ça ferait mauvais effet à 3 semaines et demi d’un départ aux USA). Nous regardons par dépit la fosse, et après l’avoir arpentée dans tous les sens nous nous plaçons bien face à la scène et son magnifique rideau rouge, pas trop éloignés (merci le petit concert). Nous changeons de place 2 min plus tard, notre vue ayant été obscurcie par le débarquement d’une armée de baobabs dixit mon bonzaï de chéri.

Après quelques minutes de patience et d’écoute de titres multi-diffusés sur les ondes, un appel à la Mr Loyal (cirque toussa toussa) nous annonce le début du concert dans 10 min (nous sommes donc bien dans les temps, il est 20h50). Nous sommes priés de couper les téléphones ou tout du moins le mettre sur silencieux. J’en profite donc pour mettre le mien en mode avion et branche discrètement le dictaphone afin de pouvoir rappeler à ma mémoire de poisson rouge doté d’un Alzheimer précoce les titres et artistes présents ce soir (bon ok j’ai retenu quand même la majorité des artistes, faut pas exagérer, et de toute façon mon dictaphone a merdé il a enregistré en tout et pour tout 8 secondes du show -_-..).

Reno à l’instar de l’année dernière est le présentateur/interviewer de la soirée, pour certains artistes il aura su mener les choses correctement, pour d’autres hmm no coment (voir plus loin).

Qui dit intro en mode « cirque » dit ouverture de concert par Circus (ouah que c’est bien amené par Scoop toussa !), le groupe de musiciens emmené par Stanislas et Calogero accompagnés de 3 de leurs potes (enfin y’en manque une au final ce soir). Circus est donc un groupe de euh… musique française qui revendique de faire un « opéra pop » prochainement dans les salles de concert.

(c) Radioscoop

Soit. Que dire de la performance ? disons que j’ai vu un concert de Calogero à l’époque où monsieur se la jouait solitaire et ça envoyait du lourd (et pourtant je ne suis pas une super fan de toujours). Les deux titres interprétés par Circus m’ont juste… ennuyée à mourir. Je n’ai pas accroché du tout, du tout. Disons que le premier titre Sur un fil nous permet de voir que la salle du Radiant-Bellevue a une acoustique incomparable à celle, catastrophique, de la Halle Tony Garnier. Désolée je n’ai pas de vidéos de la soirée, et rien n’apparait sur le net donc voici le clip du titre :

Le second titre interprété nous permet de voir la grande qualité des effets de lumières mis en place, et ce sera confirmé tout au long du concert ! Un gros bravo aux ingé lumières qui ont juste fait un boulot de dingue.
Mon intérêt remonte d’un cran lorsque deux des membres de Circus s’éclipsent et laissent la place à Stanislas et Calogero. Forcément les deux sur scène ne pourront que chanter La débacle des Sentiments (ici interprété à l’Olympia à défaut de mieux).

Nous apprenons au passage que c’est ce duo qui a ouvert la voie à la création de Circus. J’adore ce titre, et il rend très bien en live, et c’est bon, je suis enfin entrée complètement dans le concert. J’aurais mis 3 titres, espérons qu’un titre plus faiblard par la suite ne me donne pas envie de partir en courant.

Fort heureusement, l’artiste qui suit ne peut que remotiver les troupes, leur retrousser les manches et leur faire lever le poing… Vous avez deviné de qui il s’agit ? bon un indice supplémentaire ? L’année dernière pas de chance pour elle, l’accoustique de la Halle Tony Garnier avait fait qu’on avait eu du mal à supporter ses envolée lyriques, ici au Radiant tout a roulé comme sur des roulettes. Et oui Amel Bent s’avance pour nous interpréter quelques titres (enfin deux) de son répertoire. On passera rapidement sur ses goûts vestimentaires (jean-t-shirt, à la je-viens-juste-de-me-lever-qu’est-ce-que-je-mets-je-suis-juste-super-en-retard-allez-j’prends-ça-ça-ira-biennn).

(c)Radioscoop

Elle commence comme l’année précédente avec le titre qui l’a révélée : Ma Philosophie. Pas de saturation dans les aigus, un vrai bonheur pour les oreilles et il faut reconnaître que la salle se réveille subitement. Elle enchaîne sur le nouveau titre de l’album Génération Goldman II : Quand la Musique est Bonne. Au départ le titre est un duo avec Soprano, absent ce soir. Qu’à cela ne tienne, le public prend le bout de Soprano et si notre mémoire nous fait défaut, sur les écrans derrière la demoiselle, Soprano est projeté et fait ses propres couplets. Qui dit musique de Goldman dit forcément grosse réussite, tant ses textes sont ancrés dans l’inconscient collectif.

  (c) videodemel

Deux petits titres et puis s’en va, en effet la belle sera celle qui aura fait le moins de chanson parmi les artistes annoncés par Radioscoop.

Après son second titre Amel Bent s’éclipse, et cède la place à la personne qui l’a battue la saison dernière dans Danse avec les Stars. J’ai nommé Emmanuel Moiiiiiiiire. *hum pardon je calme ma crise d’hystérie*. Que dire de cet artiste  à fleur de peau ? Depuis ses débuts dans la comédie musicale le Roi Soleil où il interprétait Louis XIV aux côtés d’un autre artiste un certain Christophe Maé, je l’écoute avec grand plaisir. Il a sorti par la suite deux albums, a connu une traversée du désert avant de revenir dans le rôle de eMCee dans Cabaret (qu’il a incarné avec grand talent pour l’avoir vu sur scène), avant de revenir en pleine lumière (lumière qu’il n’aurait jamais du quitter) grâce à sa victoire dans Danse avec les Stars avec son double Fauve et la sortie de son magnifique single « Beau Malheur ».

(c)Radioscoop

Je croise donc pour la troisième fois la route du monsieur, et pour la première fois en tant qu’artiste solo. Autant dire que j’en attends énormément vu que c’est cette scène qui me décidera (ou non) à prendre des places pour son futur concert. Autant dire que je serais moins riche dans les semaines à venir. Tout au long de ses trois titres, le monsieur m’a mis le frisson (même si des mauvaises langues suivant le live ont trouvé des faussetés pffff n’importe keuwahhh) et j’ai juste trouvé avec bonheur un artiste vrai, qui n’en fait pas trop et qui porte ses textes jusqu’au bout. Pour sa première scène live en solo depuis la sortie de l’album ça envoie sévère.
Ce soir il nous a interprété Ici Ailleurs (extrait de son prochain album), très jolie découverte, Beau Malheur (bien évidemment comment passer à côté) et Adulte et Sexy (extrait de son second album l’Équilibre). Voici des vidéos du concert :

(c)EMFamille

(c) EMFamille

Reno reprend les commandes et pose deux trois questions bateau à Manu jusqu’à la question très gênante de savoir si celui-ci reçoit beaucoup plus de messages de fans masculins désormais, où comment mettre l’artiste et la salle mal à l’aise. Franchement sur le moment il est loin d’être drôle, vas y sors les rames pour t’en sortir parce que là perso je te laisse t’enfoncer. WTF ! Qu’est ce que franchement ce genre de questions à la con vient foutre dans un concert comme ça pfff.

Dur dur de succéder à Manu. Fort heureusement c’est une nouvelle fois quelqu’un que j’apprécie énormément qui prend la suite.

Sur scène, s’avance une personne très classe, veste de costume blanche, pantalon en cuir foncé, cheveux attachés. Pétard, Zaho est juste magnifique, elle me laisse sur le cul (oui bon ok, désolée mes gênes féminins ressortent parfois aux moments inattendus).
Après nous avoir fait un medley de ses plus grands titres tel que Boloss, C’est Chelou, Kif’n’Dir et La Roue Tourne sur lequel j’ai un petit bémol à mettre, le manque de « son » au niveau du micro de Zaho trop facilement recouvert par la bande musicale  alors qu’elle a une voix tellement particulière. La famille à côté de moi fait de gros yeux, oui ok y’a un peu de verlan et tout le monde ne connait pas la signification de certains termes mais de là à en faire des caisses et déranger l’écoute de ceux d’à côté faut pas abuser.

(c) CriCri Enora (via FB RadioSCOOP)

Après ce medley, Zaho nous interprète son tubesque Tourner la Page qui met juste sa voix si particulière très en valeur. Et le titre est connu par cœur par la majorité du public (bon faut dire qu’elle tourne juste de partout). Il ne va pas sans dire que je regrettais déjà d’avoir loupé son passage sur Lyon il y a quelques semaines (merci Jerem’ qui ne l’aime pas trop), là ça en a juste rajouté une couche. J’ai toujours adhéré à sa musique et ce concert m’a conforté dans mon opinion. Une artiste de plus à suivre !

Reno annonce suite au passage de Zaho l’arrivée de la superstar-des-jeunes-filles-qui-crient-très-fort (bizarrement il semble y en avoir beaucoup moins que la dernière fois je n’ai pas les tympans vrillés) monsieur M.Pokora alias Robin des Bois dans la prochaine comédie musicale à la mode.

Pas de bol, c’était encore un trait d’esprit du présentateur, et c’est Nico Lilliu (Remarque inutile : frère de Pierrick finaliste de la Nouvelle Star en 2005) qui s’avance sous les sifflets de la salle ou presque. Ben bravo la mise en route et la confiance tiens. D’ailleurs, c’est ce qui me fait un peu peur au niveau de la comédie musicale en elle-même. La tête d’affiche étant tellement connue, que j’ai peur que celui-ci s’accapare tous les regards au détriment des autres rôles (et y’aura-t-il le calme nécessaire pendant les morceaux de l’égérie de la jeunesse pour apprécier le spectacle lors de ses représentation ?). Du coup Nico Liliu, alias frère Tuck s’avance et nous interprète le premier single de la comédie musicale : Un monde à changer, qui est beaucoup passée en radio mais qui n’est pas resté impérissable hormis le refrain (et encore!).

(c) RadioScoop

(c) RadioScoop

Pour le morceau suivant Matt Pokora le rejoint et là c’est la débandade (on voit tout de suite la différence). Ils interprètent Le Jour qui se rêve puis le futur single A nous. Un excellent morceau auquel j’apporte quelques bémols (tout comme au premier d’ailleurs). Les titres de la comédie musicale ont une partie très celtique qui rend juste super bien. Quelle idée d’aller les noyer et les bouffer par des basses trop fortes qui du coup alourdissent tout le truc. On entendait à peine les musiciennes derrière à la flute et au violon, alors que pour moi c’est ce qui fait la différence au niveau des titres.

(c) Radio Scoop

Nico Lilliu est ensuite renvoyé dans ses pénates après quelques applaudissements, puis une horde d’applaudissements, une fois que Matt Pokora ait demandé d’applaudir son ami (quand Homme veut, fan fait lol) et celui-ci enchaîne sur son tube d’Afflelou Un monde à changer (oooh oohh oooooh oooh on est là…). Mouais pas très original, resucé de l’année dernière mais bon ça permet de bouger un bout avec les bras/caméras/appareils photos en l’air qui bloquent « juste » la vue (résultat j’aurai vu une forêt de bras et pas une seule fois sur ce titre la tête de M.Pokora).

Il commence à se faire tard, il reste encore deux artistes annoncés, la logique voulant que Christophe Maé passe en dernier, vu qu’il réserve la primeur de son retour live à Scoop. Ça ne loupe donc pas voici mini Jen faisant son arrivée. Troisième fois que je la vois en live après les 30 ans de Scoop et le foot concert de l’automne dernier. Jenifer est une artiste que je croise régulièrement, mais qui ne me met pas sur le cul pour me donner envie d’aller la voir en concert. Son Univers pour être franche me laisse un peu de marbre (il en faut pour tous les goûts et on ne peut pas tout aimer). Il faut dire que j’ai déjà beaucoup de mal avec les reprises, et celle-ci sort son prochain album qui est un album complet de reprises de France Gall. Pour moi c’est juste le degré 0 de l’imagination et je trouve ça tellement « facile » de faire un album de reprises de titres qui ont cartonnés histoire que celui-ci cartonne aussi. Bref je ne suis pas convaincue du tout, et je ne soutiens pas la démarche (sauf à la rigueur à faire découvrir les titres à la nouvelle génération mais bon bof…).

(c) Infos Loisirs

On aura le droit au cours de son passage à deux titres de France Gall,  Poupée de Cire, Poupée de Son et Résiste. Jenifer reprend également son titre de l’année précédente Sur le fil qui a le mérite au moins d’être un titre Original et qui se laisse écouter sans déplaisir (au contraire des deux précédents, bon je ne l’ai pas précisé mais France Gall réorchestré ou non c’est pas mon truc non plus).

Reno rejoint Jenifer, ils nous parlent ensemble de l’expérience The Voice de la belle qui a craqué pour une personne de son équipe qui elle l’espère fera une grande carrière. Et non ils ne parlent pas de son finaliste Olympe mais d’Anthony Touma son demi finaliste (alors pourquoi l’avoir flingué en demi, et l’empêcher d’aller au bout hein ? fin bref). Sur scène nous rejoint donc Anthony Touma, un jeune interprète qui a « juste » un p*tain de talent. Très joli cadeau d’anniversaire de Scoop que de lui donner sa première scène live post The Voice. Celui-ci s’avance tout timide et s’installe derrière son clavier. Il s’excuse de n’avoir pas de titres à lui et de ne proposer que des reprises.

(c) RadioScoop

Il nous interprète donc Stay de Rihanna et When I was your men de Bruno Mars. Autant dire qu’avec son clavier et sa voix, Anthony Touma calme « juste » la salle. Ce mec là a juste un talent de dingue, une voix de dingue. Manque plus que ses propres titres pour s’envoler comme il se doit, mais ce mec là était « The Voice ». Pfiou quel talent, on en redemande mais il est déjà parti. Bien trop court, mais merci Scoop de la surprise.

La dernière ligne droite est atteinte quand se présente à nous Christophe Maé. Et là c’est pire que pour Matt Pokora. Des personnes se précipitent (en nous bousculant bien au passage merci-_-) sur le devant de la scène pour voir le bonhomme de plus près et l’accueillir avec des voix trèèèès aiguës (après tout il y a eu une période Patriiiiiiiick, il y a désormais une période Chriiiiiiiiiiiiistophe). Ceux qui me connaissent bien savent que j’aime énormément celui-ci depuis de nombreuses années (le Roi Soleil, puis un concert de chaque tournée), que je collectionne ses albums (enfin le dernier je ne l’ai pas encore pris pour le moment), bref que je peux être affilié à ce qu’on appelle une « fan » (*pleure de honte*). Celui-ci réserve donc à Scoop la primeur de son tout premier live depuis sa dernière tournée qui a eu lieu il y a des lustres déjà. Il nous interprète son titre Tombé Sous le Charme aux relents so US. Autant j’aime le titre audio, autant là j’ai pas pigé, sur les 3/4 du titre je ne reconnais pas sa voix que je trouve juste affreusement pas comme il faut. Limite audible. Comme à son habitude il fait le show, mais la voix n’est pas là WTF ? Sur le titre suivant ça semble revenir à la normale avec On s’attache remaniée de belle manière et qui fonctionne à merveille, là je retrouve l’artiste qui me plaît.

(c)RadioScoop

On termine la soirée sur le titre Je veux du bonheur. Bon on va y aller franco, le titre passe pas mal, mais alors le gimmick je veux de l’amour, de la joie, de la bonne humeur, je veux du bonheur répété une dizaine/quinzaine de fois c’est juste fatiguant. Puis ça m’est revenu à la seconde répétition des termes, euh monsieur tu n’aurais pas « juste » copié l’enchainement de Zaz en squizzant que c’est pas notre argent qui fera ton bonheur ???

Alors soit j’étais pas dans de  bonnes dispositions (mal aux pieds, chaud, personne à ma droite qui me mettait des coups de sac toutes les dix secondes et me donnait des envies de coup de pied balayette retournée), soit C. Maé n’a pas été au meilleur de sa forme, doublé de deux notes carrément canardesques en fin d’un de ses titres. Bref moyennement convaincu, il a déjà fait beauuucoup mieux. Mais bon, je ne lui en tiens par rigueur, juste parce qu’il me fait voyager de l’autre côté de l’Atlantique à chacun de ses nouveaux morceaux et vu le temps ce n’est pas de refus.

La soirée s’achève sur ce titre, et nous partons rapidement rejoindre la voiture que nous avions garée assez loin. La soirée a été plus que bonne et il y a eu de notre avis commun moins de choses inaudibles que l’année dernière qui avait la quantité mais pas forcément la qualité. Cette fois-ci le concert était moins démesuré mais il était fait dans une salle à taille humaine, avec une qualité d’écoute juste fantastique vis à vis de la Halle (même si j’ai entendu mieux ailleurs), des jeux de lumières vraiment excellents et des artistes pour la plupart au top que je verrais avec plaisir par la suite sur Lyon ou ailleurs.

Bref on ne retient que du bon de cette soirée, et on espère être de nouveau de la partie l’année prochaine !
–Edit du 24 Mai 2013 —

Vous pouvez retrouver toutes les vidéos du concert ici : http://www.radioscoop.com/reportages.php?id=80197&z=fb